Une étude a passé au crible les tarifs imposés par les complémentaires santé, les assureurs en automobile et ceux qui se spécialisent en habitation. Le coût de couverture auto et habitation n’ont que très peu augmenté. En revanche, la hausse des prix est plus importante pour l’assurance maladie, car les enseignes redouteraient une augmentation de la taxe covid.

Une étude a été menée sur les tarifs appliqués par les enseignes d'assurance auto, d'assurance habitation et de complémentaires santé. L'un des objectifs de cette enquête était de dénicher une mutuelle pas chère, mais elle avait aussi pour but de permettre une appréciation de l'évolution des prix.

Six millions de contrats ont ainsi été passés au crible. Concernant les cotisations à payer pour couvrir leur voiture ou leur logement, les assurés n'ont pas trop à se plaindre, l'étude n'a noté qu'une hausse moyenne de 0,2 %. L'évolution des tarifs est plus prononcée pour les contrats de complémentaire santé. En moyenne, ils ont augmenté de 1,7 %.


La crainte d'une augmentation de la taxe covid

Pour les personnes ayant mené l'étude sur la variation des tarifs assurantiels, la hausse plus marquée des primes appliquées par les complémentaires santé résulterait de la crainte de ces dernières d'un alourdissement de la taxe covid qui leur a été imposée. Pour rappel, elles ont réalisé d'énormes économies de remboursement l'année dernière grâce à la chute de la consommation de soins entrainée par les restrictions sanitaires. Selon le chargé des comptes publics, ces thésaurisations s'estimeraient à plusieurs milliards d'euros.

Pour renflouer les caisses de l'Assurance maladie qui déplorait en 2020 des pertes à hauteur de plus de 30 milliards d'euros, le gouvernement a ainsi obligé les organismes de complémentaire santé de s'acquitter d'une taxe sous forme de contribution exceptionnelle, s'élevant à 1,5 milliard d'euros. Cette mesure n'a pas franchement ravi les complémentaires santé qui ont indiqué à demi-mot qu'elles pourraient la répercuter sur les primes.

Un nouveau calcul des économies réalisées par ces enseignes de couverture sociale suggèrerait une somme plus importante que celle constatée initialement. La taxe covid pourrait ainsi être revue à la hausse. Selon les enquêteurs, c'est cette éventualité qui expliquerait cette augmentation plus marquée des cotisations de complémentaire santé. Toutefois, cette hausse pourrait aussi résulter de l'évolution des technologies médicales. En effet, le matériel utilisé étant plus élaboré, le coût est donc plus élevé.


Baisse de la sinistralité en auto et en habitation

Les enseignes d'assurance auto et d'assurance habitation entretiennent de bonnes relations avec leurs clients. La transparence sur les primes joue beaucoup en cette faveur. D'ailleurs, ces compagnies d'assurance ont annoncé à de multiples reprises depuis le début de l'année un gel des prix en 2021. Une décision logique dans les faits, car les restrictions sanitaires ont entrainé un changement des habitudes au quotidien des assurés, ce qui limite considérablement les risques de remboursement.

En automobile, l'utilisation à la baisse des véhicules a réduit considérablement les accidents en 2020. Cette année, les sinistralités sont reparties à la hausse, mais elles restent à un niveau assez peu élevé. Selon une étude, il y a eu 18 % en moins de blessés et 14 % en moins de personnes décédées à cause d'un accident de la route en avril 2021, ce en comparaison avec la même période en 2019.

En habitation, le constat est quasi similaire. Le fait que les assurés travaillent à leur domicile a réduit incontestablement le risque d'inondation ou de départ d'un incendie. La sinistralité est en baisse de 4 % en habitation.