Alors que des cas des variantes britannique et sud-africaine ont été officiellement identifiés en France, le Premier ministre Jean Castex a annoncé une simplification de la procédure d’arrêt de travail pour essayer d’enrayer leurs diffusions sur le territoire. Désormais, tout ce qu’il faut faire, c’est de s’inscrire sur le site de l’Assurance maladie.

La menace d'une troisième vague de contaminations se fait de plus en plus pesante sur le territoire européen, notamment en France métropolitaine. Le gouvernement du pays n'a pas encore fait d'annonce officielle, mais il se murmure qu'un autre confinement devrait bientôt être imposé. À certains observateurs de pointer du doigt la stratégie de vaccination déployée par les autorités sanitaires qu'ils jugent être le responsable de ce mauvais présage. En effet, ils trouvent que les campagnes ne sont pas assez rapides.

Pour essayer d'enrayer la menace, le Premier ministre Jean Castex a décidé de simplifier autant que possible la procédure d'arrêt de travail. Dorénavant, l'arrêt maladie est immédiat, sans jour de carence, soit une indemnisation plus renforcée de la part des assureurs, notamment de la mutuelle fonctionnaire pour les agents du secteur public.


Enrayer la diffusion des variantes

En début d'année, on s'attendait à un allègement des mesures sanitaires d'ici la fin du mois de janvier. D'ailleurs, la ministre du Travail avait annoncé un assouplissement des règles en autorisant les salariés d'entreprise à se rendre sur site une fois par semaine. Mais actuellement, la crise sanitaire est de nouveau en train de prendre un tournant critique. La situation sanitaire est d'autant plus inquiétante, compte tenu de l'apparition des variantes britannique et sud-africaine à l'intérieur des frontières françaises.

Pour éviter la diffusion de ces mutations réputées plus contagieuses et une nouvelle vague de contaminations, le Premier ministre a annoncé que des arrêts de travail seront accordés automatiquement aux personnes symptomatiques ou cas contact. À Jean Castex de déclarer :

À partir du 10 janvier, dès que vous avez des symptômes ou que vous êtes cas contact, il vous suffira de vous inscrire sur le site de l'Assurance-maladie pour obtenir un arrêt de travail immédiat, indemnisé sans jour de carence.

Jean Castex

Auparavant, l'arrêt de travail n'était délivré par le médecin traitant ou l'Assurance maladie qu'aux personnes diagnostiquées positivement, aux personnes symptomatiques en attente des résultats de test de dépistage ou aux personnes testées négativement, mais qui devaient quand même s'isoler.


Dorénavant, les personnes testées positives au covid-19 et les cas contact pourront se voir octroyer un arrêt de travail, simplement en s'inscrivant sur le site dédié à la branche maladie de la Sécu.

C'était déjà dans les airs

Depuis le 10 janvier dernier, les personnes infectées au coronavirus et les cas contact peuvent arrêter de vaquer à son poste et s'isoler directement tout en bénéficiant d'une indemnisation, et ce, dès le premier jour d'arrêt.

Cette rumeur était déjà dans les airs depuis un certain temps. D'ailleurs, pour les fonctionnaires, cette suspension du jour de carence avait déjà été adoptée dans la loi de finances pour 2021. Cette réforme sera en vigueur du 10 janvier au 31 mars 2021. Il est à noter qu'un dispositif du même type était déjà appliqué pour les agents publics l'an dernier. En revanche, à l'époque, il ne prenait pas en compte les personnes diagnostiquées positivement.

Concernant les employés du secteur privé, cet arrêt maladie immédiat sans jour de carence avait également été déjà annoncé par la ministre du Travail le 9 décembre dernier.