Voilà plusieurs jours déjà que la fédération d’associations des médecins libéraux SOS Médecins attire les feux des projecteurs. Non pas sans raison puisque pour des raisons liées à leurs activités, les membres rattachés à cet organisme ont décidé de se mettre en grève en se fixant pour objectif de trouver une solution à leurs problèmes.

Dans l'Hexagone, SOS Médecins est l'organisme regroupant les médecins libéraux, eux-mêmes répartis à travers 63 associations. Soit, autant d'organismes présents un peu partout sur l'ensemble du territoire qui ont pris part à l'appel à manifestation lancée par la fédération à la date du 27 septembre dernier en mettant à l'arrêt l'ensemble de leurs activités.

Et d'après ces manifestants, cette décision s'explique à travers les différentes lacunes lestant le développement de leur métier et mettant en mauvaise posture leurs patients. Des obstacles qu'ils aimeraient bien écarter de leur chemin en espérant un geste de la part du gouvernement pour les aider à retrouver l'équilibre.


Un secteur lesté par des poids majeurs

Organisme fédérant les quelque 1?300 professionnels libéraux de la santé, SOS Médecins est bien placé pour dire que leur secteur d'activité est lesté par des poids majeurs en faisant principalement allusion à la visite à domicile. Et les impacts sont flagrants selon la fédération mettant en exergue :

  •  La dévalorisation de la visite?;
  •  Le désengagement croissant des médecins généralistes?;
  •  L'engorgement des urgences hospitalières par des patients pouvant être pris en charge à domicile?;
  •  La complication du maintien à domicile des personnes en perte d'autonomie?;
  •  L'augmentation du coût de la prise en charge.

Concernant ces deux derniers points, SOS Médecin a tenu à préciser que ce sont les patients qui payent le prix fort auprès de leur mutuelle santé. Quant aux trois premières lignes, les 63 associations ont fait savoir que ces situations sont plutôt liées au manque de moyens attribués à la visite à domicile. Au groupe d'expliquer :

Depuis plus de 15 ans, les moyens alloués à la visite à domicile sont insuffisants au regard des besoins des Français et du vieillissement de la population.

Et de préciser :

L'indemnité de déplacement de 10 euros pour les visites de jour n'a pas évolué depuis 15 ans.

À cela s'ajoute le fait que les médecins traitants de SOS Médecin qui se rendent au domicile de leurs propres patients ont été exclus de l'accord signé cet été entre l'Assurance maladie et les médecins libéraux. Celui qui vise à revaloriser à 70 euros la visite longue pour les professionnels concernés.

Des mesures pour rectifier le tir

Il va sans dire qu'aux yeux de SOS Médecin, les éléments susmentionnés ne sont pas pour arranger le cas des patients et de ses membres. Ce qui explique son choix d'attirer l'attention du pouvoir public en utilisant la voix de Serge Smadja, son secrétaire général pour faire valoir que :

Nous attendons un geste fort de la part du Ministère.

Ainsi, il serait utile de rappeler que pour mieux se faire entendre, la fédération a décidé d'arrêter toutes les activités liées aux visites à domicile y compris les téléconsultations à la date du 27 septembre 2021 pour tous ses membres partout en France. Ce, en précisant que la manifestation peut se poursuivre selon Jean-Christophe Masseron, son président précisant que :

Selon la situation locale, le mouvement pourrait être renouvelable. Il y aura peut-être des reconduites dans certains lieux.

Une directive que certaines associations régionales ont suivie à la lettre étant donné qu'il y a peu de temps encore le mouvement de grève a été perpétué en Alsace, à Limoges ou encore à Nîmes.