La loi du 5 août 2021 dispose que le pass sanitaire doit disparaître d’ici le 15 novembre 2021. Cependant, le ministre de la Santé annonce que la levée de cet instrument dépendra de l’évolution du contexte sanitaire. Si au cours des prochains mois, le coronavirus continue d’infecter les Français, celui-ci pourrait être prolongé.

Dans les lieux rassemblant 50 personnes ou plus, la présentation de pass sanitaire s'impose depuis le 21 juillet 2021. Puis, le 9 août dernier, la règle est entrée en vigueur dans les restaurants et les bars. De même dans les établissements hospitaliers, à l'exception des services d'urgence, les restaurants, etc. Par ailleurs, les préfectures peuvent également prendre un arrêté imposant le dispositif dans les grands centres commerciaux.

Au sein des lieux visés, la contrainte a été étendue à leur personnel depuis le 30 août 2021. D'ici la fin du mois, elle concernera même les professionnels mineurs. Selon Olivier Véran la réussite du pass sanitaire affaiblit progressivement les dernières méfiances.

Une décision limitée à quelques territoires

Le ministre de la Santé soutient que cet instrument a :

Permis de traverser l'été sans confinement malgré une vague de variant très contagieux.

Soulageant les mutuelles santé de l'Hexagone, entre autres, cette situation a été rendue possible grâce également à :

  • L'immunisation massive de la population ;
  • La mise en place d'un mécanisme de dépistage efficace.

Au sujet du pass sanitaire, il devrait prendre fin le 15 novembre prochain. La loi du 5 août 2021 écarte toute possibilité de reconduction au-delà de cette échéance. Cependant, Olivier Véran prévoit de prolonger le dispositif au cas où le coronavirus continuerait de circuler sur le sol français. En considération de cette hypothèse, le responsable politique annonce :

Il nous faudrait un nouveau texte de loi, qui serait à nouveau débattu au Parlement.

En déplacement à Marseille, Emmanuel Macron a attesté le 2 septembre 2021 cette éventualité. Le président de la République souligne que la mesure s'adresserait uniquement aux collectivités où le coronavirus circulerait encore activement.

Éviter la fermeture de nombreuses infrastructures

Dès lors, l'exemple des Antilles a été évoqué. D'après le locataire de l'Élysée, cet outil temporaire permet de maintenir l'ouverture :

  •  Des lieux de loisirs et de culture (salles de sport, de spectacle, de cinéma, etc.) ;
  •  Les restaurants, les cafés…

D'ici quelques semaines, le chef de l'État se fixera sur la prolongation de ce dispositif. Pour l'instant, s'exprimer sur le sujet s'avère encore trop tôt, déclare-t-il.

En attendant, la barre des 50 millions de français primo-vaccinés devrait être franchie d'ici quelques jours. Sachant que la population éligible est de 57 millions d'individus, l'Exécutif souhaite dépasser ce chiffre. Actuellement, environ six sur dix des 12-17 ans sont déjà immunisés. Pour la proportion restante, la vaccination s'accélèrera avec la campagne en milieu scolaire, planifiée pour la rentrée. À la Réunion, un premier centre de vaccination provisoire a par exemple été déployé dans un lycée. Celui-ci propose depuis le 23 août dernier l'inoculation aux élèves désireux de s'immuniser.