Depuis la crise sanitaire, les questions de la qualité de vie au travail et des conditions d’emploi ont supplanté, à la tête des préoccupations des travailleurs, celles relatives à la rémunération. Rien de plus normal donc que de voir ces deux aspects de la vie professionnelle faire l’objet d’un accord-cadre entre France Assureurs (la fédération française de l’assurance) et les organisations syndicales et qui porte sur des actions concrètes.

L'importance de la qualité de vie au travail

La crise a profondément changé le rapport au travail des Français. Désormais, leur priorité n'est plus de trouver un poste bien rémunéré, mais d'évoluer au sein d'un milieu sécurisant et où l'ambiance est bonne et où règnent la convivialité et la solidarité entre collaborateurs.

Mais surtout, traumatisme de la pandémie oblige, ils veulent se sentir en sécurité sur leur lieu de travail .

Raison pour laquelle France Assureurs, la fédération française de l'assurance, a jugé nécessaire de mettre en place un accord avec les organisations syndicales (CGT, CFTC, CFE-CSG et Unsa).

Un accord qui va pousser les acteurs à agir

Concrètement, en quoi consiste cet accord ? D'abord, il est nécessaire de déterminer de quoi il découle.

Pour rappel, l'Accord national interprofessionnel (ANI) a été conclu en décembre 2020. Le nouvel accord reprend la même philosophie que celle de l'ANI, mais appliquée au domaine de l'assurance santé au travail. Il a fallu 8 mois de discussions et de négociations pour en dessiner les contours.

En clair, il s'agit de mettre en place dans les entreprises de meilleurs outils de prévention des risques et ainsi garantir aux collaborateurs les meilleures conditions de travail possible. Ce rapport invite tous les acteurs de l'entreprise (jusqu'à l'assureur) d'être concernés par le maintien d'une bonne qualité de vie sur le lieu de travail.

La politique QVCT

Le nouvel accord donne donc la part belle à la qualité de vie au travail, un concept défini par l'acronyme « QVCT » ou « Qualité de vie et les conditions de travail ».

De manière plus concrète, dans le cadre de la QVCT, l'accord prévoit, entre autres, un minimum de 5 jours de formation pour les représentants du personnel de proximité non membre du comité social et économique (CSE) et dont les missions portent sur la santé et la protection des employés.

Autre décision importante entrant dans le cadre du nouvel accord, toutes les entreprises de plus de 250 salariés doivent désormais présenter un référent QVCT.

A retenir
  • La prévention des risques en entreprises fait l'objet d'un accord entre France Assureurs et 4 organisations syndicales.
  • Les conditions de travail se trouvent au centre de l'accord.
  • Un référent QVCT imposé dans les entreprises de plus de 250 salariés.