Les mesures préventives et les procédés thérapeutiques ont connu de telles avancées si bien que, durant les deux dernières années, le taux de mortalité affiche une baisse tendancielle en France. Et ce, quelle qu’en soit la cause. Force est toutefois de constater que certaines maladies sont devenues plus mortelles, entre autres les cancers du poumon, du pancréas, de la peau et du cerveau.

Les troubles cardiovasculaires ont toujours maintenu leur première place dans le classement des causes de mortalité en France. Une tendance qui s’est inversée depuis cinq ans, laissant alors le haut du podium au cancer.

Toujours est-il que la diminution des risques de décès y afférents est pour le moins prometteuse depuis 2000, à en croire les résultats d’une étude sur les évolutions des causes de décès entre 2000 et 2016, publiés le 12 novembre dernier. Un taux de mortalité en forte régression qui s’expliquerait, notamment, par la réussite des avancées médicales et du renforcement de la prévention.

Un petit bémol toutefois : certains types de cancers semblent gagner du terrain. Les tumeurs pulmonaires, entre autres, ont tué davantage au cours de ces seize dernières années.


Les principales causes de mortalité en berne

Les progrès au niveau des dispositifs de prévention et l’expansion des travaux de recherches et développement en milieu médical ont fait des miracles ces vingt dernières années. Ceux-ci étant marqués par le recul continu du taux de mortalité, toutes causes confondues. Ce qui ne manque pas de susciter l’optimisme du directeur du CépiDC-Inserm, Grégoire Rey :

« La grande tendance de la baisse de la mortalité est plutôt rassurante ».

La baisse d’un quart des décès liés aux maladies cardiovasculaires, durant la période susmentionnée, en est une preuve tangible. Il faut dire en effet que la mise au point de nombreuses techniques de chirurgie cardiologique ou vasculaire, telles que la pose de stents, ou l’instauration d’UNV (unités neurovasculaires) a permis de mieux traiter, notamment, les infarctus et les AVC. À noter que les premiers tuent davantage d’hommes que les seconds qui représentent, pour les femmes, leur principale cause de mortalité.

Le nombre de personnes décédées suite à un acte de suicide a également affiché un net repli en passant de 11 400 à 8 500 entre 2006 et 2016. Les accidents routiers mortels, quant à eux, ont diminué de plus de 60% en seize ans (3 000 décès en 2016 contre 8 000 en 2000).

Un contexte qui pourrait impacter sur les primes d’assurance automobile, visibles auprès d’un site comparateur mutuelle.


Enfin, la plus grande régression concerne la mortalité liée au Sida (300 décès en 2016). Une tendance déjà ressentie depuis les années 90, mais qui s’accentue davantage grâce au renforcement des mesures préventives et à l’optimisation des traitements de survie.

Les décès liés au cancer diminuent, mais à quelques exceptions

Le cancer, première cause de mortalité dans l’Hexagone depuis 2004, tant chez l’homme que chez la femme, ne fait pas exception à cette règle. Le risque de succomber à cette grave maladie a aussi sensiblement diminué, à raison de 579 000 déclarations de décès en 2016.

À préciser toutefois que quelques affections sont en progression, comme l’a révélé le dernier BEH (Bulletin épidémiologique hebdomadaire) de Santé publique France. Ce, en raison de l’évolution du mode de vie et du développement technologique. Tels sont les cas, respectivement, du cancer du poumon chez les femmes lié à la profusion du tabagisme et du cancer du cerveau lié lié à l’essor des radiofréquences.

Sans oublier l’augmentation du taux de mortalité du cancer du pancréas et de celui du mélanome. À savoir, ce dernier est plus accentué chez les hommes en raison de leurs activités plus exposées au soleil. Et ce, en dépit des nombreuses campagnes préventives mises en place ces derniers temps.