Selon Santé publique France, le pays a officiellement franchi le seuil des 100?000 décès liés au Covid-19. Sur la base des chiffres communiqués par l’agence nationale de santé publique et ceux enregistrés par le Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de Décès (CépiDc), le quotidien 20 Minutes a établi un portrait-robot des victimes.

Des sujets majoritairement masculins, âgés avec comorbidités

Les hommes représentent 58 % des morts de la maladie en France depuis le début de la crise. Pendant la première vague, 92 % des disparus avaient plus de 65 ans. Si 84 % des cas en mai 2020 impliquaient des comorbidités, cet indicateur a diminué à 41,5 % sur les 12 derniers mois écoulés. D'après les CépiDc,

L'hypertension artérielle et les maladies cardiaques font partie des pathologies ayant causé des formes graves du Covid-19 et entraîné le décès.

Globalement, depuis le début de la maladie jusqu'en avril 2021, le profil des Français ayant perdu la vie à cause du coronavirus a évolué.


Leur moyenne d'âge est estimée à 84-85 ans. Les ainés restent les plus nombreux, la part des plus de 65 ans atteignant 93 %. D'ailleurs, les seniors présentant des comorbidités affichent toujours la mortalité due au Covid-19 la plus élevée. À l'inverse, les plus jeunes sont relativement épargnés, puisque seules 12 pertes sont à déplorer parmi les moins de 20 ans.

Des décès principalement survenus en milieu hospitalier

En un peu plus d'une année depuis l'arrivée de la pandémie, l'Île-de-France et le Grand-Est ont été les plus touchées. Pour autant, les autres régions n'ont pas été épargnées. Par exemple, l'Auvergne–Rhône-Alpes, la Bourgogne–Franche-Comté et la Provence-Alpes-Côte d'Azur ont été lourdement impactées lors de la deuxième vague, à l'automne 2020.

Les statistiques de Santé publique France permettent d'établir que

La majorité des décès comptabilisés entre le 1er mars 2020 et le 6 avril 2021 (71.208) sont survenus dans un hôpital tandis que 26?093 se sont produits en EHPAD, ainsi que dans des centres sociaux et médico-sociaux.

Ces données ne sont cependant pas exhaustives. En effet, au plus fort de l'épidémie en avril et mai 2020, les autorités n'ont pu enregistrer que les morts déclarés par les établissements hospitaliers. Malgré l'intervention ultérieure du CépiDc, qui a compulsé les certificats de décès électroniques et les données issues d'autres sources (professionnels de santé, rapports médico-économiques, mutuelles santé, etc.) afin de mettre à disposition des informations plus fiables concernant la mortalité liée au Covid, les doutes ne sont pas totalement levés.