À la vue du rythme de vaccinations qui ralentit, l’on pourrait penser que l’inquiétude autour du coronavirus n’est plus aussi présente qu’avant chez les Français. Cet état de fait serait seulement dû à la réticence d’une part de la population à se faire vacciner. Néanmoins, atteindre les 50 millions de primovaccinés d’ici fin août reste un objectif raisonnable selon le gouvernement.

Sensibilisation des jeunes

Même si les jeunes ne constituent pas forcément une population à risque, la campagne de sensibilisation pour le vaccin de la covid-19 doit désormais se concentrer sur eux.

Le gouvernement a décidé d'adopter cette approche pour parvenir à l'objectif qu'il s'est fixé, à savoir atteindre les 50 millions de primo-injections du vaccin d'ici fin août.

Ainsi, l'exécutif a mobilisé des équipes afin d'aller à la rencontre des jeunes et leur expliquer l'importance de la vaccination, non seulement pour eux, mais également pour leur entourage.

Ces équipes se livrent à des tractations, notamment dans les sorties scolaires, en ciblant particulièrement les jeunes issus des familles réfractaires au vaccin.


Une ambition raisonnable

Le rythme auquel les Français se font vacciner connait un ralentissement. Le ministre de la Santé préfère cependant voir le verre à moitié plein et met en avant le fait que parmi les non-vaccinés, la proportion de ceux qui souhaitent l'être est beaucoup plus importante que celle des réticents.

Pour cette raison, le ministre affirme que

Même si le nombre quotidien des nouveaux vaccinés évolue à la baisse (100 000 contre 150 000 au début du mois), il n'est pas encore question d'un effondrement.

La situation actuelle ne remet donc pas en cause l'objectif du gouvernement qui est de parvenir à inoculer les premières doses à 86 % des plus de 12 ans. Pour le moment, sur la tranche d'âge 12 – 17 ans, 52 % ont reçu leur première injection.

La baisse n'est pas totalement sans effet puisque, finalement, il ne devrait pas y avoir 50 millions de primovaccinés d'ici fin août. Mais les nouvelles prévisions ne s'éloignent pas de cette première date butoir puisque l'on parle désormais du 4 septembre.

Autre argument pour convaincre les plus sceptiques, il n'est pas nécessaire d'avoir une bonne assurance maladie ou de bénéficier d'un bon complémentaire santé pour procéder à la vaccination puisque cette dernière reste gratuite.