Le changement climatique aura des impacts majeurs sur la santé des enfants dans les années à venir si l’on en croit le rapport dévoilé par la revue scientifique et médicale britannique The Lancet. La multiplication des troubles respiratoires, diarrhéiques et des épidémies de maladies infectieuses ainsi que la malnutrition sont autant de conséquences néfastes qui n’augurent rien de bon pour la génération future.

Un air de plus en plus toxique

Ce rapport alarmant qui analyse l’effet du changement climatique sur la santé a été réalisé en collaboration avec 120 spécialistes et une trentaine d’associations.

Le premier sujet de leur préoccupation concerne la pollution atmosphérique.

L’air sale porte particulièrement préjudice aux enfants, dont les poumons ne sont pas assez matures. À long terme, cela accroit le risque d’asthme, de crises cardiaques et d’accidents vasculaires cérébraux.

Un accroissement important des épidémies

Autre sujet d’inquiétude : la hausse des températures qui favorise la prolifération des maladies infectieuses auxquelles les nouveau-nés et les enfants en bas âge sont particulièrement vulnérables.


Par ailleurs, le changement climatique pourrait causer la malnutrition et l’expansion des bactéries à l’origine des maladies diarrhéiques ou du choléra.

Ce phénomène a aussi des incidences sur l’explosion des maladies vectorielles transmises par les moustiques, dont la dengue ou le virus Vika.

Ces derniers pourraient migrer vers des régions qui ne sont pas menacées jusqu’à maintenant. Pour rappel, ces pathologies sont prises en charge par la mutuelle santé.

Des actions urgentes sont de mise

Devant l’urgence de la situation, le docteur Nick Watts, co-auteur du rapport, met en garde sur

« Les effets catastrophiques de la hausse de la température sur la santé si des actions concrètes et rapides ne sont pas entreprises pour combattre les émissions de gaz à effet de serre ».

Il souligne que

« C’est la santé de toute une génération qui est en jeu ».

Cette étude apporte aussi quelques solutions concrètes pour limiter la catastrophe. Il recommande

« L’utilisation des transports publics, l’amélioration des systèmes de santé, l’abandon du charbon et le développement de l’aide apportée aux pays les plus pauvres ».