La crise sanitaire a porté un coup dur au moral des Français. Jeunes et moins jeunes sont de plus en plus nombreux à consulter un psy et plébiscitent à ce titre une meilleure prise en charge des séances. Après les mutuelles, la Sécurité sociale pourrait rembourser intégralement le prix des consultations. Le dispositif est déjà expérimenté dans quatre départements.

Fort impact de la crise sur la santé mentale des Français

La maladie, l'hospitalisation, la perte de proches, les confinements et restrictions diverses, le télétravail et la classe à la maison… de nombreux changements imposés brutalement par le Covid-19 ont eu un impact fort sur la santé mentale des Français. Pour obtenir un accompagnement et surmonter leurs difficultés, de très nombreuses personnes s'adressent à un psy.

Les organismes de complémentaire santé se sont engagés à rembourser un minimum de quatre séances à hauteur de 60 euros pour chacune d'elles.

Mais les autorités, conscientes de la souffrance des personnes, adultes et enfants, veulent aller plus loin.


Ainsi, le quotidien Les Échos vient d'annoncer que

Les séances chez un psychologue ou psychothérapeute agréé pourraient dans un avenir proche être couvertes à 100 % par l'Assurance maladie.

Vers une généralisation du dispositif d'ici 2022

Depuis 2018, les patients âgés de 18 à 60 ans bénéficient déjà de la mesure dans quatre départements pilotes :

  • le Morbihan,
  • la Haute-Garonne,
  • les Landes,
  • les Bouches-du-Rhône.

Et sur l'ensemble du territoire, les établissements de santé peuvent, depuis mai 2021, instaurer un parcours « psy » remboursé.

L'objectif serait de généraliser le remboursement à 100 % d'ici à 2022 par le biais du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

L'Assurance maladie préconiserait néanmoins la priorisation des plus jeunes, de 3 à 25 ans, qu'elle estime

Particulièrement affectés par la pandémie et ses conséquences sociales et économiques.

D'ailleurs, dans un contexte d'incertitude concernant l'évolution de la pandémie, les enfants font l'objet d'une prise en charge dérogatoire jusqu'à fin janvier 2022.

La France marche ainsi sur les traces d'autres pays d'Europe soucieux du bien-être de leurs citoyens. Les Échos souligne que l'Assurance maladie de plusieurs pays, comme l'Allemagne, l'Angleterre, l'Espagne, les Pays-Bas, la Suisse, l'Autriche, la Suède ou encore la Finlande, remboursent au moins partiellement les psychothérapies.

Les professionnels concernés sont pour leur part divisés au sujet de la mesure. Si certains saluent les efforts, d'autres déplorent les restrictions des séances à une demi-heure, ainsi que leur coût, limité à 22 euros jusqu'à la dixième consultation, et 32 euros au-delà avec un maximum de 20 séances.