Le remboursement de la Procréation Médicalement Assistée pour tous soulève des questions

Les opposants ne manquent pas d’afficher leur désaccord vis-à-vis de la promotion du nouveau droit de la famille qui concerne particulièrement la procréation. Dans les limites des règles publiques bioéthiques, un projet de loi s’apprête à faire son entrée au grand bonheur des monoparentaux et des couples lesbiens.

Après l’application de cette disposition, ces derniers pourront bénéficier des services liés à la PMA sans avoir à supporter des charges financières exorbitantes. Au contraire, un système de remboursement est mis en œuvre dans ce sens.

Néanmoins, le revers de la médaille est que ce plan vaut très cher à l’État. Cette situation a pour mérite de mettre la puce à l’oreille des antagonistes. Ces derniers mettent l’accent sur le coût de cette réforme pour appuyer leur position.


Une aubaine pour toutes les femmes

La PMA est un dispositif qui constitue un avantage pour les femmes adultes et en couple. Depuis le gouvernement de Hollande, un regard axé sur les homosexuelles crée un grand débat au niveau du secteur santé.

A priori, cette mesure intègre les réformes liées à l’amélioration de la qualité de vie. Mais tout bien considéré, la question est plutôt d’ordre sociétal. En effet, l’égalité entre toutes les cibles est mise en exergue par ceux qui sont à l’origine de ce changement.

À l’heure actuelle, les conditions d’accès à cet outil sont quelque peu astreignantes. En dehors du fait que la bénéficiaire doit être légalement engagée, le couple doit, en sus, témoigner d’une présence de stérilité de l’une ou des deux personnes. Il est aussi possible qu’un ménage qui souffre d’une affection endiguant la reproduction peut bénéficier de ce privilège.

Justement, une discussion récente a pour finalité de modifier les principes de fonctionnement de cette aide dans le but d’éviter toute forme de discrimination. Reste à voir si l’application se fera d’une manière effective au cours des mois qui viennent.

La nouvelle version de la PMA pourrait être un éléphant blanc

Le développement de la Procréation médicalement assistée génère énormément de dépenses à l’État. Et les charges sont directement supportées par l’assurance maladie. Il faut dire qu’une bonne partie du public n’est pas favorable à ce projet. D’autant plus qu’au premier coup d’œil, ce sujet ne se rapporte pas à l’aide médicale.


C’est du moins l’avis du représentant de l’association Juristes pour l’enfance. Aude Mirkovic met en doute la probité de cet objectif :

L’infertilité est un dysfonctionnement pathologique, mais n’engage ni l’état de santé ni l’espérance de vie.

En outre, le déboursement du pouvoir exécutif au profit de cet instrument a considérablement grimpé en deux ans uniquement. Plus précisément, une augmentation de 50% est enregistrée au niveau des actes d’insémination et de Fécondation in vitro (FIV). Si cela a été de 102 601 en 2014, ils sont passés à 147 730 en 2016.

Lors de la première année de l’étude, les dépenses ont été évaluées à hauteur de 288 millions d’euros. Selon Aude Mirkovic, cela ne présage rien de bon pour la trésorerie de l’État surtout quand il n’y a aucun reste à charge correspondant à ces actes. D’autant que l’acte peut être réitéré, avec les mêmes conditions, si la patiente désire renouveler son expérience après son premier succès. Selon cette porte-parole de l’association Juristes pour l’enfance :

Il est clair que le remboursement à 100 % a un effet d'entraînement : les médecins ont affaire à des patients très demandeurs et prêts à tout supporter pour avoir un enfant, et ceci d'autant plus facilement que c'est remboursé à 100 %.