Le remboursement des soins médicaux effectués en dehors de la zone euro réserve des mauvaises surprises

Le code de la Sécurité sociale veut qu’un assuré tombe malade inopinément pour prétendre à un remboursement de ses frais médicaux notamment quand ce genre d’infortune surgit, alors que l’individu est en terre étrangère. Seulement, le système peut réserver des surprises quelque peu désagréables si l’on croit les chiffres récemment publiés par le Centre de Liaisons Européennes et Internationales de Sécurité Sociale (Cleiss) et la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam).

À travers ces données, ces organismes ont en effet démontré que les sommes remboursées sont nettement inférieures à celles obtenues en France ainsi que dans la zone euro quand l’individu se trouve en dehors de ces territoires. Pires encore, les factures liées aux soins sont considérablement élevées qu’il est important d’adopter des mesures préventives pour éviter la ruine.


Remboursé oui, mais…

Qu’importe l’endroit où un individu se trouve, il n’est jamais à l’abri d’un accident ou d’une quelconque pathologie. D’où l’importance du système de remboursement de l’Assurance maladie française qui peut être d’un grand secours quand l’incident survient en France, en Suisse ou dans l’EEE (Espace économique européen). Mais en dehors de ces territoires, la situation diffère quelque peu bien que l’assuré puisse espérer être remboursé.

Il se trouve en effet que dans certains pays, le patient ne peut espérer qu’un niveau de remboursement situé entre 3 et 30% qui peut varier d’une nation à l’autre et en fonction de la gravité de la maladie. Ainsi, avec un rapport inférieur à 10% le Canada et les États-Unis ressortent en tête de liste parmi les nations où le remboursement de l’Assurance maladie française est le plus affaibli. Viennent ensuite, la Chine, l’Israël, la Russie, la Singapour, l’Indonésie, l’Australie où la Thaïlande qui ne peuvent dépasser la barre des 30%.

Là encore, la situation et plus ou moins supportable, mais il faut s’attendre au pire en regardant la facture liée aux soins qui peut vite atteindre la barre des 75 000 euros aux États-Unis rien que pour une fracture du col du fémur pour laisser un reste à charge de 72 750 euros suite à une prise en charge de 3%.


Et en affichant 8 000 euros pour une infection urinaire en Australie, 20 000 euros pour une gastro-entérite en Thaïlande ou encore 22 500 euros pour un infarctus du myocarde à Singapour, il ne faudrait pas non plus s’attendre à des coûts moins élevés ailleurs.

Des mesures préventives sont de mise

Il certes évident qu’aucun individu ne prévoit de tomber malade ou de faire l’objet d’un accident lors d’une vacance ou d’un voyage à l’étranger. Mais compte tenu du niveau de remboursement et de la cherté des soins, des mesures préventives sont de mise pour éviter la ruine. Dans ce sens, la Cnam ne s’est pas retenue de formuler un conseil avisé :

« Au regard du coût élevé des soins dans certains pays, il est donc conseillé de souscrire une assurance privée avant le départ et de se renseigner sur les conditions d’intervention de cette assistance, ainsi que son plafond de prise en charge ».

D’où l’importance de l’obtention d’un devis mutuelle capable de s’adapter à la situation dans laquelle l’assuré devrait se confronter lors de ses déplacements. Et dans la mesure du possible, le plus prudent serait de choisir une destination incluant la Suisse, l’EEE puisque sur ces territoires, le patient peut s’attendre à être remboursé comme s’il était en France.

Quoi qu’il en soit, aucun remboursement ne sera effectué sans la présence des factures et des documents justifiant les soins afférant que le concerné se doit d’adresser à sa caisse d’Assurance maladie dans les plus brefs délais sans oublier son assurance santé privée.