En Israël, les admissions à l’hôpital dues au Covid et les infections augmentent substantiellement à cause de la variante Omicron. En dépit de ce contexte, le gouvernement local a pourtant décidé d’alléger les mesures sanitaires, en diminuant notamment les dépistages. Désormais, le pays accepte aussi, entre autres, l’entrée de certains passagers sur son sol.

Depuis le 9 janvier 2022, Israël a ouvert, sous condition, ses frontières aux ressortissants étrangers provenant de territoires catégorisés orange. Ainsi, les Français peuvent par exemple entrer dans ce pays s'ils disposent d'un test antigénique ou PCR négatif. Pour mémoire, l'État hébreu a interdit depuis décembre 2021 l'accueil de voyageurs au départ de ces secteurs orange.

Par ailleurs, Tel-Aviv a supprimé sa liste de pays rouges en pleine vague Omicron, informe Salman Zarka. Selon le coordinateur national de la lutte contre le Covid, Israël compte déjà parmi les pays rouges. Par conséquent, les dirigeants ne peuvent pas empêcher la population locale de rejoindre les destinations répertoriées dans la même classe.


La quasi-totalité des restrictions a été levée

En Europe, plusieurs gouvernements ont réinstauré des restrictions, dont le couvre-feu. A contrario, la vie en Israël semble avoir retrouvé une certaine normalité. Julien Bahloul, un Franco-Israélien qui vit en Israël depuis onze ans confie :

Honnêtement, plus personne ne comprend rien au protocole. Il n'y a presque plus de restrictions. […]

D'après lui, les bars, restaurants, etc. demeurent ouverts, et le pass sanitaire est demandé partout, mais jamais contrôlé. Et d'ajouter que l'on exige normalement le port du masque en intérieur, mais pas en extérieur. Il explique que Tel-Aviv a engagé un complet retournement de situation avec sa nouvelle stratégie. Parmi les raisons l'ayant poussé à cette décision, indique-t-il, l'on trouve l'économie. Et d'affirmer que selon l'Exécutif israélien, les confinements se répercutent négativement sur :

? La santé mentale ; ? Les enfants et la vie des couples ; ? L'activité économique.

Le ressortissant français poursuit :

[…] Tant qu'on n'est pas au bord du gouffre, il faut vivre avec. On n'est plus en 2020 où on n'avait aucun outil. […].

Aujourd'hui, insiste-t-il, l'on dispose de trois [outils] : le pass, le vaccin et le Paxlovid. Permettant d'éviter les cas graves pour neuf patients sur dix, ce dernier peut être remboursé par une mutuelle pas chère.

Les hospitalisations s'envolent distinctement dans le pays

Depuis le 30 décembre 2021, Israël a réceptionné les premières livraisons de ce traitement conçu par Pfizer. Le Franco-Israélien susmentionné relate que c'était précisément un an après celle des vaccins du laboratoire américain :

[…] Et cela s'est déroulé dans la même hystérie : on a filmé l'arrivée des caisses à l'aéroport.

Le gouvernement a souligné que toutes les personnes ayant contracté le Covid requérant ce médicament pourraient y accéder. Les hospitalisations liées à cette maladie se multiplient considérablement, bien que lentement, en Israël. Au 11 janvier 2022, les autorités en comptaient 222 cas graves, contre 144 de moins au 18 décembre 2021. Autrement dit, Omicron pèse également sur le système de santé israélien. Pourtant, le pays est souvent pris comme référence pour sa stratégie face à ce virus.

Le nombre de cas s'élèverait en moyenne à 15 000 nouvelles infections quotidiennes. La dernière semaine de décembre 2021, il était encore de 1 200. Concernant la vaccination, les chiffres officiels montrent que 64,8 % des Israéliens présentent aujourd'hui un schéma vaccinal complet.