Durant la crise sanitaire, l’État français a pris certaines dispositions pour protéger le maillage économique. À cet effet, il s’est substitué aux employeurs pour allouer des ressources aux travailleurs (chômage technique, entre autres). À cause de la pandémie, il a aussi vu sa mission primordiale d’assureur gagner en importance sur des plans différents.

Du fait de la crise du Covid-19, le rôle capital de l'État en tant qu'assureur s'est accentué. Cette amplification a été constatée non seulement pour les risques économiques, mais aussi pour la santé. Partiellement, cette assurance se révèle systématique. L'assurance chômage prend en effet en charge une fraction des atteintes dans l'éventualité d'une perte d'emploi. Le même acte est réalisé par l'assurance maladie en cas de problème de santé. En raison de la diminution des ressources financières, les cotisations obligatoires, elles, baissent logiquement. Toutefois, l'État s'est lourdement endetté avec le « quoi qu'il en coûte ». De même, il a couvert un risque afférent à un système.


Substitution de l'État aux consommateurs et aux employeurs

Les assurés, à travers leur épargne, ont financé les transferts pesants de l'État vers eux-mêmes. Cependant, ils n'ont pas offert, mais prêté. Maintenant débute l'épineuse question de la division de la note. Des choix ardus restent à faire entre :

  • Accroissement des heures travaillées ;
  • Augmentation des taxes ;
  • Réduction des dépenses.

D'une part, il faudra garantir que l'État recouvre sa capacité à contracter une dette considérable au cours de la prochaine crise. La raison : l'État assureur apparaît encore nécessaire pour les Français. D'autre part, il conviendra de s'assurer que la relance de l'activité soit maintenue à court terme.

Une fois la pandémie de coronavirus terminée, il arrivera le moment de déposer les seringues. À ce temps, il y aura lieu de penser au rôle primordial qu'aura tenu l'État au cours de cette crise. Ceci en matière de santé évidemment, sans oublier dans le domaine de l'économie. Durant la pandémie, les employeurs ont été remplacés par l'État pour fournir des revenus aux foyers. Afin d'en faire de même pour les sociétés, celui-ci s'est mis à la place des clients. L'État a pris cette démarche pour protéger l'économie et favoriser un rebond vigoureux et rapide sitôt la pandémie vaincue. Une situation qui affectera certainement la filière de la mutuelle santé.

Les primes d'assurance progresseront fortement dans le futur

Dans les prochaines années, ce type de crise de grande ampleur pourrait en effet apparaître à nouveau, avec :

  • L'anéantissement des écosystèmes ;
  • Le réchauffement de la planète.

Selon des experts, le secteur privé ne serait pas en mesure d'en assurer le risque. Pour les compagnies d'assurance, le modèle résidera dans la mutualisation des risques incomplètement liés entre eux. En disposant de plusieurs affiliés, l'assureur dédommage annuellement une somme assez stable de dégâts. Pour cause, il s'agit de la moyenne de plusieurs risques indépendants entre eux.


L'on notera que la spécificité d'une pandémie, c'est qu'elle frappe simultanément le monde entier. D'année en année, les assurés seront tous tenus de s'acquitter de cotisations très conséquentes. Cette facture importante se montre utile à titre de prévision d'un dégât énorme qui ne risque probablement pas de se produire. Mutualiser les risques ne sera pas nécessaire.

À défaut d'assurance, les sociétés et les foyers ont la possibilité de s'assurer eux-mêmes en amassant de l'épargne. L'objectif étant de résister à la crise de 10 ans.