Arrivé sur le sol britannique vers la fin du mois de novembre dernier, le variant Omicron s’est très rapidement propagé sur l’ensemble du territoire. Le premier ministre Boris Johnson a fait part de la situation dans un communiqué et déclaré que les deux doses de vaccin préconisées risquent de ne pas suffire à protéger toute la population.

Renforcement du niveau d'alerte

Lors d'une interview, le secrétaire d'État à la Santé et à la Protection sociale Sajid Javid a mis en garde la population contre la rapidité avec laquelle la maladie se propage. 40 % des nouvelles contaminations seraient actuellement attribuables à cette nouvelle souche.

La décision a été prise de faire passer le niveau d'alerte à un niveau supérieur (niveau quatre) afin d'endiguer la propagation et de protéger la population.

Les autorités sanitaires ont été incitées à mettre en place les dispositions nécessaires pour la prise en charge des malades dont le nombre va rapidement augmenter.

Face à cette nouvelle menace, le gouvernement britannique a déjà transmis les mesures additionnelles, comme le lancement de la campagne de rappel vaccinal aux trentenaires à partir de lundi prochain.


Un test quotidien pour les cas contacts

D'autres mesures ont été prises pour les cas contacts. Les personnes ayant côtoyé des malades ou des infectés asymptomatiques et qui ont déjà reçu leurs doses de vaccin sont invités à passer des tests antigéniques quotidiens pendant sept jours. Ceux qui ne sont pas encore vaccinés doivent se confiner pendant dix jours.

Selon toujours le secrétaire d'État à la Santé et à la Protection sociale, le variant Omicron deviendra bientôt la souche dominante.

Il a également déclaré que

Les dispositions mises en œuvre devraient permettre de réduire les conséquences sur le quotidien des citoyens tout en diminuant le développement du variant.

Londres regroupe 33 % des cas de covid-19

Le retour au télétravail et la présentation du passeport sanitaire dans certains endroits seront de nouveau obligatoires au Royaume-Uni.

Ces nouvelles mesures seront soumises au vote des parlementaires la semaine prochaine.

Le sous-secrétaire d'État en charge du déploiement de la vaccination anti-covid a par ailleurs fait savoir que les premiers malades de l'Omicron sont déjà soignés en milieu hospitalier. Actuellement, Londres concentre près d'un tiers des cas de covid-19 dans le pays.

À noter qu'en France, les coûts relatifs au traitement de cette maladie, à l'hôpital ou non, sont pris en charge à la fois par l'Assurance maladie et la mutuelle santé du patient.