Un arrêté publié au Journal officiel a permis d’étendre le champ d’intervention des sages-femmes en France. Désormais, il leur est possible d’administrer un vaccin à un mineur. Leur cadre de compétences sur les femmes enceintes a été élargi par la même occasion. Les textes adoptés prévoient néanmoins des exceptions où les sages-femmes doivent solliciter un professionnel compétent.

Les sages-femmes, comme les infirmiers, sont autorisées à s'occuper de la vaccination en France. Leur intervention est toutefois soumise à un encadrement strict qui restreint leur champ d'action. En principe, elles peuvent réaliser l'injection sur les nouveau-nés et les femmes enceintes, pour une liste définie de vaccins. Ce fonctionnement a néanmoins changé avec la publication d'un arrêté au Journal officiel le 18 août 2022. Celui-ci offre aux sages-femmes la possibilité de vacciner un mineur. Cette extension a été opérée pour s'aligner sur un avis émis par la Haute autorité de santé. Les textes adoptés avancent en même temps des exceptions qui concernent tout particulièrement les personnes fragiles.


De nouvelles injections possibles pour les femmes enceintes

Fin juin 2022, la Haute autorité de santé (HAS) a donné son avis quant à l'élargissement du champ d'intervention des sages-femmes. L'organisme s'est montré favorable à cette idée, soutenant son intérêt pour les patients. Cela permet, selon lui, de garantir la continuité des soins prodigués, de la naissance jusqu'à l'adolescence. Un arrêté a été adopté suivant cette recommandation. Il autorise les sages-femmes à prendre en charge les mineurs pour les injections incluses dans leur calendrier vaccinal.

Certaines d'entre elles sont remboursées par l'Assurance maladie et la complémentaire santé.

Les patients peuvent utiliser un comparateur mutuelle santé pour connaître les différences entre les offres existantes.

Avec l'extension pour les mineurs, l'arrêté donne un nouveau droit aux sages-femmes pour la prise en charge des femmes enceintes. Dorénavant, ces patientes peuvent recevoir les vaccins contre la fièvre jaune, le zona et la rage d'une sage-femme.

Une exception pour les personnes immunodéprimées

Ces élargissements excluent toutefois les personnes immunodéprimées pour les vaccins vivants atténués développés à partir du microbe. Autrement dit, les sages-femmes ne sont pas autorisées à administrer ces injections sur les mineurs et les femmes enceintes immunodéprimés.

Avant cet arrêté, ces professionnels avaient le droit de s'occuper uniquement du vaccin contre l'hépatite B ou la tuberculose. Leur champ d'action a été élargi progressivement comme ce qui a aussi été le cas pour les pharmaciens et infirmiers. Au printemps, ils pouvaient commencer à administrer les vaccins prévus dans le calendrier pour les nouveau-nés et les femmes enceintes. Cela comprend par exemple les injections pour les DTP (Diphtérie, tétanos, poliomyélite) et les ROR (Rougeoles, oreillons, rubéole).

L'arrêté du 18 août 2022 donne encore un nouvel élan à cette profession. Dorénavant, les mineurs peuvent approcher une sage-femme pour les injections à effectuer suivant le calendrier des vaccinations.