L’État de New-York fait actuellement partie des localités ayant le plus grand nombre de contaminations à la variole du singe. Pour les autorités locales, il y a donc urgence à mobiliser les ressources nécessaires. Elles ont décrété un état d’urgence sanitaire dans ce cadre, la ville de San Francisco a pris la même décision.

La circulation de la variole du singe inquiète les autorités américaines avec les milliers de cas recensés. Le virus est particulièrement actif à San Francisco et dans l'État de New-York. En réponse à la situation, les autorités des deux localités ont mis en place un état d'urgence sanitaire. Cette mesure a été prise afin de faire évoluer la politique de gestion de la maladie. Les moyens utiles pour freiner sa propagation devraient être déployés en conséquence, les vaccins notamment. L'Organisation mondiale de la santé a, elle-même, soutenu la menace que représente cette nouvelle infection. La vigilance est d'ailleurs de mise après les épisodes du Covid-19.


Faciliter le dépistage et le traitement

Les autorités semblent avoir pris des enseignements de la pandémie du Covid-19. C'est en tout cas ce que soutiennent les professionnels de santé à San Francisco. Ces derniers souhaitent ainsi que les ressources utiles à la gestion de l'épidémie de monkeypox soient mises à leur disposition.

L'état d'urgence sanitaire est effectif dans cette ville californienne depuis le 1er août 2022. Avec 261 patients infectés le 27 juillet 2022, elle est la première agglomération à l'avoir mis en œuvre aux États-Unis. La maire assure toutefois qu'aucune mesure affectant le comportement des habitants ne sera adoptée.

Cette décision devrait permettre de débloquer tous les dispositifs pouvant aider les autorités sanitaires. Ils seront tenus de servir pour trois objectifs. D'abord, afin de multiplier les actions de sensibilisation et le dépistage. Il s'agit également de faciliter l'accès aux soins dont les frais peuvent être pris en charge par une mutuelle santé.

1 200 personnes contaminées dans l'État de New-York

En appliquant l'état d'urgence, les élus de San Francisco, comme ceux de New-York, devancent le gouvernement fédéral. Ce dernier pourrait prendre la même décision pour l'ensemble du territoire national dans les jours à venir. New-York et San Francisco s'alignent cependant sur les mesures prises par l'OMS. L'organisme considère désormais la variole du singe comme une menace pour la santé publique. Une alerte a ainsi été lancée à son niveau le plus élevé.

Dans l'État de New-York, 1 247 personnes en sont infectées alors que les États-Unis comptent 4 907 cas. En décrétant l'urgence sanitaire, l'administration new-yorkaise espère obtenir davantage d'aide de l'État fédéral. Plus de 60 000 injections ont déjà été envoyées pour cette localité. Les besoins continuent toutefois d'évoluer et les autorités souhaitent disposer de doses supplémentaires. Il s'agit en réalité d' un vaccin contre la variole, baptisé Jynneos, mais qui agit aussi sur le monkeypox.