Cette année, Santé publique France démarre des études populationnelles sur la santé psychique des adolescents et des enfants. Des groupes qui ont particulièrement souffert sur le plan mental pendant la crise sanitaire. Ces enquêtes serviront de base pour les autorités compétentes, notamment pour déterminer la stratégie de prise en charge des patients.

Principalement pour les adolescents et les enfants, l'épidémie de SARS-CoV-2 a provoqué d'importantes répercussions négatives sur leur santé mentale. Face à ce phénomène, Santé publique France (SpF) a mis en place divers dispositifs destinés à soutenir les personnes dans le besoin.

Ainsi, l'organisme finance et assiste l'association PSSM France dans l'instauration de modules d'apprentissages aux premiers secours en santé psychique. Ces formations viseront à lutter contre la stigmatisation des individus atteints de troubles mentaux.

En décembre 2021, SpF a financé la conception d'un module spécial pour les adultes travaillant journalièrement avec des adolescents. Ceci pour les aider à identifier les premiers symptômes de troubles mentaux.


Une étude sur le bien-être des enfants sera menée au printemps 2022

L'objectif consiste à rediriger les jeunes vers des soins appropriés à leur situation. Depuis le début de l'année en cours, les formations au module « Jeunes » ont été proposées.

Au printemps qui vient, Santé publique France déploiera une étude cherchant à analyser :

  •  Le recours aux soins chez les enfants de 3 à 11 ans ;
  •  Leurs éventuelles difficultés d'apprentissage et émotionnelles ainsi que les paramètres rattachés ;
  •  Leur bien-être.

Cette enquête sera réalisée dans 500 établissements scolaires sélectionnés au hasard. Environ 30 000 enfants de CM2 à la maternelle ainsi que leurs enseignants et leur famille seront concernés.

Les résultats permettront d'obtenir des informations relatives :

  •  À la santé des enfants ;
  •  À leur bien-être.

Des données qui semblent d'autant plus utiles dans un contexte de crise et après-crise sanitaire. Le tout devrait permettre de canaliser les politiques publiques dans les choix des stratégies de prise en charge, entre autres. Un sujet qui intéresserait notamment les compagnies de mutuelle familiale.

L'Enabee commencera bientôt

La conduite d'une telle enquête d'ampleur nationale demande une étude préliminaire dite étude pilote, de façon à évaluer :

  •  L'acceptabilité ;
  •  Le dispositif de récolte de renseignements ;
  •  La faisabilité ;
  •  Etc.

Cette recherche se tiendra durant le mois de janvier auprès de 2 000 enfants. Du 10 au 17 janvier dernier, un recueil dans les écoles élémentaires a été réalisé.


En parallèle, au printemps prochain débutera également l'Étude Nationale sur le Bien-Être des Enfants (Enabee). Un dispositif officialisé en avril 2021 par le Secrétaire d'État pour l'Enfance et les Familles, Adrien Taquet. Pour rappel, le Président de la République l'avait présenté il y a environ un an.

Enfin, des bulletins de surveillance de la santé psychique sont maintenant publiés hebdomadairement en France. Le but de cette opération : suivre et jauger l'évolution des prises en charge, notamment pour :

  • Troubles anxieux ou de l'humeur ;
  •  Gestes suicidaires ;
  •  Etc.

Et ce, sur la base des consultations SOS Médecins ou des passages aux urgences par exemple.