Boire au moins un verre d’alcool par jour est devenu un geste quasi normal pour la plupart des Français. Or, sans y prendre garde, ce rituel risque fort de devenir une addiction qui va entraîner des effets néfastes sur la santé sur le moyen et long terme. Dans son dernier rapport paru en début du mois de juin, Santé publique France lève le voile sur les habitudes de consommation d’alcool de la population et les actions à mettre en œuvre pour débanaliser cette pratique.

De nouveaux repères de consommation à moindre risque

Le Baromètre santé 2017 a révélé que la moitié des Français considéraient que proposer une boisson alcoolisée aux invités ou accepter un verre est une pratique courante et qui est bien ancré dans les mœurs.

Or, la généralisation de cette habitude à laquelle viennent s'ajouter les publicités vantant certains breuvages alcoolisés et la pression sociale favorise la prise d'alcool, qui est actuellement la deuxième cause de mortalité évitable dans l'Hexagone.

Pour éviter que ce phénomène ne gagne du terrain, Santé Publique France entend inciter la population à ne pas consommer au-delà des repères de consommation à moindre risque.

Selon les nouveaux repères élaborés en 2019 dans le cadre du 4e Programme National Nutrition Santé (PNNS), 10 verres hebdomadaires sont largement suffisants, avec 2 verres par jour au maximum, en s'abstenant les jours de semaine.

L'idée est que chacun puisse faire un choix éclairé sur la quantité d'alcool qu'il ingère. D'ailleurs, un outil a été développé par l'organisme pour connaître sa consommation hebdomadaire et estimer les risques sur la santé qui en découlent. Ce nouvel alcoomètre est accessible sur le site alcool-info-service.


Des actions pour changer les perceptions

Santé publique France veut aussi mettre en place des actions concrètes et ciblées pour débanaliser la consommation d'alcool. L'objectif étant de modifier les perceptions des Français pour les amener à remettre en question leurs habitudes relatives à la prise de boissons alcoolisées.

En ce sens, l'Agence a fait appel à des influenceurs pour aborder diverses thématiques relatives à l'alcoolisme.

Des campagnes nationales de prévention sont aussi menées pour conscientiser un large public. Elles s'adressent à différents profils comme les jeunes « amis de la nuit » et les femmes enceintes.

Pour rappel, la mutuelle santé prend en charge les dépenses concernant les maladies liées à la consommation d'alcool.