Une récente découverte suscite de réels espoirs pour les patients souffrant de tumeurs colorectales. Selon une étude publiée dans la revue New England Journal of Medecine, des essais cliniques effectués sur un petit groupe de volontaire ont permis de confirmer l’efficacité à 100 % d’un nouveau traitement contre ce type de cancer. Concrètement, des chercheurs américains sont parvenus à mettre au point un anticorps monoclonal qui s’est avéré efficace pour détruire la tumeur.

Un taux de réussite de 100 %

En France, les cancers colorectaux constituent le deuxième type de cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l'homme. Ces maladies sont responsables du décès d'environ 17 000 patients chaque année.

Plus inquiétant encore, plus de 43 000 personnes sont diagnostiquées tous les ans. Cette pathologie est favorisée par le tabagisme, la sédentarité, la consommation excessive d'alcool ou une mauvaise alimentation.

Des chercheurs du Memorial Sloan Kettering Cancer Center (aux États-Unis) se sont intéressés à ce cancer pour tenter d'endiguer ce fléau.

Ainsi, un médicament anticancéreux a été expérimenté auprès de 18 patients souffrant d'une forme de cancer du rectum non métastatique. Le dostarlimab leur a été administré pendant 6 mois, à raison d'une dose tous les 21 jours. À l'issue des essais cliniques, les résultats ont été spectaculaires puisque le traitement a affiché un taux de guérison de 100 %.


Des résultats encourageants

De par sa nature, le traitement se présente comme un miracle. En effet, il n'a pas été nécessaire pour les patients de subir une opération ou une chimiothérapie pour entrer en rémission et guérir. À l'examen de l'IRM, la maladie a entièrement disparu après l'arrêt des médicaments.

Selon le docteur Luis A. Diaz Jr., principal auteur de ces recherches,

Il s'agit d'une première dans l'histoire du cancer.

À noter que le dostarlimab est surtout connu pour traiter le cancer de l'endomètre. Au regard de son prix onéreux (11 000 dollars aux États-Unis), la Haute Autorité de Santé (HAS) n'a pas recommandé son remboursement par les mutuelles santé en novembre dernier.