Le nombre d’infections quotidiennes au coronavirus atteint de nouveaux records depuis janvier 2022 en France. Dans le pays, chaque jour, quelque 130 000 personnes sont diagnostiquées positives au SARS-CoV-2. Sur la santé globale, cette propagation de la maladie entraîne des conséquences pouvant être graves. De nombreuses études listent des exemples de retombées potentielles d’une contamination.

Une batterie de recherches récentes a mis en lumière les séquelles à long terme du SARS-CoV-2. Elles révèlent que la contamination à cette maladie accroît le risque d'en développer d'autres. Cette découverte a été observée chez tous les patients, même chez ceux qui ont échappé au Covid long. Pareil pour les personnes qui ne sont pas atteintes de la forme sévère et ne présentent aucun facteur de risque.

Ainsi, une étude autour de ce sujet a paru dans la revue The Lancet le 21 mars dernier. D'après les chercheurs, les individus rétablis du SARS-CoV-2 risquent de contracter un diabète de type 2 dans l'année qui suit.


Le coronavirus déclenche le diabète

Par rapport à celui qui est guéri, ce risque s'avère 40 % plus élevé, ont-ils précisé. Dans Nature, Ziyad Al-Aly, l'auteur principal de cette étude déclare que le SARS-CoV-2 favorisera la recrudescence de plusieurs pathologies chroniques. Un phénomène qui pèserait relativement lourd sur les compagnies de mutuelle santé.

Cependant, pour le vice-président de la Société francophone du diabète, Eric Renard, le coronavirus lui-même ne cause pas du diabète. À Franceinfo, il a commenté que la relation la plus manifeste porte sur un lien de révélation :

Le Covid-19 stresse l'organisme, ce qui peut révéler un diabète latent.

L'hypothèse que cette maladie ne constitue qu'un catalyseur est admise par des scientifiques aux États-Unis. Elle s'accorde avec ce qui est remarqué postérieurement à d'autres infections. Eric Renard se montre sceptique à l'égard du risque de survenance d'une épidémie de diabètes de type 2 :

Ces patients auront simplement découvert leur diabète de façon inhabituelle, avec un traitement à l'insuline d'emblée, mais ils rentreront dans le rang.

Il estime que l'étude doit capter l'attention des soignants sur la nécessité d'évaluer la glycémie des individus rétablis du SARS-CoV-2. Sur ce point, un accent a été mis sur les personnes affichant d'autres facteurs de risque du diabète.

Un risque accru d'insuffisance rénale

Par ailleurs, le coronavirus affecte également le système nerveux et le cerveau, d'après un pool de scientifiques américains. Les patients du Covid long confient par exemple éprouver une sorte de brouillard mental et des problèmes de concentration. Une recherche en ce sens a été révélée dans Nature Communications le 1er avril 2022. Effectuée sur le cerveau de singes contaminés par le SARS-CoV-2, forme grave ou non, elle dévoilait des répercussions :

Pouvant mener à ces symptômes neurologiques à long terme du Covid long.

Les personnes s'étant remises du coronavirus sont en outre exposées à un risque plus grand de développer des maladies rénales. Ce constat a été établi en novembre 2021 par le même groupe de scientifiques. Ces experts attirent particulièrement l'attention sur un risque triplé d'insuffisance rénale chez les anciens patients du coronavirus . Chez ceux qui ont été préservés d'une hospitalisation, celui-ci est multiplié par 2,15.

Les spécialistes expliquent que le virus peut attaquer beaucoup d'organes, tant il engendre des problèmes liés aux vaisseaux sanguins. Ariel Cohen, ancien président de la Société de cardiologie de France affirme que des vaisseaux irriguent l'ensemble de ces organes. Ainsi, dès lors que l'artère fait l'objet de dysfonctionnements, ils risquent d'être atteints, soutient le cardiologue.