Les recherches sur les traitements de la COVID-19 ne cessent d’évoluer avec de nouvelles molécules potentiellement efficaces contre cette maladie, outre les différents vaccins qui existent déjà. Plusieurs grandes compagnies pharmaceutiques mondialement connues enchaînent les essais cliniques en vue de trouver le médicament qui sauvera le monde de cette pandémie.

Les recherches sur les traitements de la COVID-19 ne cessent d'évoluer avec de nouvelles molécules potentiellement efficaces contre cette maladie, outre les différents vaccins qui existent déjà. Plusieurs grandes compagnies pharmaceutiques mondialement connues enchaînent les essais cliniques en vue de trouver le médicament qui sauvera le monde de cette pandémie.

Les médias français se tiennent au courant de toute avancée scientifique dans le cadre du traitement de la COVID-19. Le 25 Août dernier, lors d'un interview, le Président du Conseil scientifique a mentionné que les médicaments contre la COVID-19 seront probablement au point d'ici décembre. Des traitements qui diminueront certainement le taux de mortalité de la maladie affirme le docteur Jean-François Delfraissy, spécialiste en immunologie. Société pharmaceutique, laboratoire de biotechnologie, et autres acteurs de la recherche scientifique s'activent pour créer, tester et valider le médicament qui sauvera le monde de ce fléau. Tel un comparatif mutuelle santé, l'Agence Européenne des Médicaments (EMA) évaluent un à un les propositions de ces scientifiques.


Des candidats potentiels parmi les molécules déjà existantes

Un des médicaments antiviraux qui pourraient être efficace dans la lutte contre la COVID-19 est le Molnupiravir. Initialement conçu pour le traitement de la grippe, il a été adapté sous forme de pilule par Ridgeback Biotherapeutics et la société pharmaceutique Merck, et semble être bien toléré par les patients de leur premier essai clinique. En effet, les analyses biomédicales montrent une charge virale indétectable chez les sujets ayant pris l'antiviral, et cela seulement après cinq jours de traitement, contre des résultats positifs chez 26% des patients ayant reçu des placebos.

Parmi la liste, il y a également l'Actemra ou RoActemra ayant comme principe actif le Tocilizumab, un anticorps monoclonal dirigé contre le récepteur de l'interleukine 6, une protéine importante dans la réaction inflammatoire. Il est généralement utilisé en intraveineuse dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde.

Un des symptômes dans les formes graves de la COVID-19 est une hyper-inflammation entraînée par la présence du virus dans l'organisme. Par conséquent, l'utilisation d'anti-inflammatoire pourrait réduire le nombre de décès causé par l'infection. Après plusieurs études et essais cliniques, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande l'addition du tocilizumab ou du sarilumab en plus des corticoïdes pour les cas graves de la maladie.


De nouveaux traitements à base d'anticorps dirigés contre le virus lui-même

Toujours en cours d'évaluation et de validation, le traitement repose sur l'administration d'anticorps monoclonaux ou polyclonaux qui sont spécifiquement conçus et dirigés contre le SARS-COV 2, ou du moins une partie importante de sa structure. Ce qui permettra de bloquer la réplication du virus dans l'organisme. L'objectif principale étant d'éviter aux personnes diagnostiquées positives de développer une forme grave de la maladie, nécessitant une admission en service de réanimation.

Dans cette catégorie, plusieurs sociétés de biotechnologie ont proposé le produit de leurs recherches :

  •  XAV-19, développé par la société française de biotechnologie Xenothera ;
  •  Ronapreve, par Regeneron et le laboratoire Roche, ayant reçu une autorisation de cinq mois par la Haute Autorité de Santé (HAS) pour la prophylaxie chez les patients immunodéprimés ;
  •  AZD7442 du groupe AstraZeneca.