Ces travaux ont été réalisés sur la base d’anciens génomes. Grâce à ces éléments, les chercheurs ont pu identifier la période où l’herpès facial a commencé à se propager. Les études réalisées ont en même temps permis de déterminer les pratiques ayant favorisé sa circulation. Elles indiquent par ailleurs que la diffusion du virus est le résultat des mouvements migratoires.

L'origine et le développement du virus de l'herpès labial ont été méconnus jusqu'alors. Des scientifiques se sont toutefois intéressés au sujet et leurs études ont fourni une piste. Il est indiqué dans les résultats que l'apparition de l'infection ne remonte pas à aussi loin qu'on le pensait. Les chercheurs révèlent dans ce cadre le cheminement qui a eu lieu ayant entraîné sa propagation. Pour ce faire, ils se sont appuyés sur des échantillons qui datent de plusieurs années. Un séquençage a été réalisé sur ces derniers. L'investigation a montré que l'herpès facial a fait son apparition à un moment clé de l'histoire.


Le baiser romantique à l'origine de sa diffusion

En suivant l'évolution du virus, les scientifiques font des découvertes quelque peu surprenantes. D'abord, ils apprennent que l'herpès facial s'est développé au moment où le baiser romantique et sexuel a vu le jour. Les écrits les plus anciens qui parlent de cette pratique datent de l'âge de bronze. Ils ont été mis en lumière en Asie du Sud. Cependant, elle n'est pas universelle et trouve son origine dans les pays de l'Est.

D'après les auteurs de l'étude, la pratique du baiser s'est répandue dans les régions de l'Ouest. Cette transmission culturelle a été possible grâce aux déplacements des habitants de l'Eurasie pour s'installer en Europe. Ces mouvements de population ont donné au virus une occasion de circuler d'une autre manière. En effet, la transmission se fait principalement des parents aux enfants. Le traitement peut être pris en charge par une mutuelle pas cher, il faudra vérifier le contrat pour en être certain.

Un virus commun aux primates

Pour les chercheurs, l'herpès labial s'est donc propagé à travers les migrations qui ont eu lieu à l'âge de bronze. Pour parvenir à cette conclusion, ils ont effectué leur analyse sur la base d'anciens échantillons ADN.

Ils ont été obtenus à partir d'un lot composé de près de 3 000 découvertes archéologiques. Le séquençage de ces éléments a permis de situer le développement du virus dans le temps. Les scientifiques parlent de 5 000 ans auparavant. L'éventualité d'une apparition bien avant cette période n'est cependant pas exclue, le virus aurait alors pu prendre une autre forme.

Il a été découvert auprès de seulement quatre personnes. Il est toutefois présent chez toutes les espèces appartenant à la famille des primates, soulignent les chercheurs. Chacune peut être touchée par une forme particulière du virus. Les humains n'échappent pas à la règle et il est possible qu'il l'ait développé depuis son départ de l'Afrique. Pour rappel, l'infection provoque des boutons de fièvre chez le patient. Deux tiers de la population mondiale sont affectés par cette maladie.