Les étudiants à l’université vivent particulièrement mal le reconfinement. Voyant la vie de leur entourage qui semble continuer malgré tout, ils se sentent trop isolés, de la même manière que les personnes âgées. En même temps, ils s’inquiètent davantage de leur avenir. Des médecins estiment que leur moral s’en trouve vraiment fragilisé, ce qui impacte leur santé.

Nombreux sont les étudiants qui se trouvent seuls dans un studio pendant le confinement, sans relations sociales et avec beaucoup de préoccupations sur leur devenir. Quand ils étaient confinés au printemps, ils faisaient surtout face à la panique. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

Pour beaucoup, le reconfinement est vécu à présent avec énormément de lassitude et de résignation, ce qui entraîne chez eux une grande détresse psychologique. L'absence de l'identité de groupe engendrée par la distanciation physique y est particulièrement pour quelque chose. Pour y remédier, le Gouvernement a annoncé la création de plus d'un millier d'emplois étudiants.

Ce qui s'est passé durant le premier confinement

Il convient tout d'abord de savoir que les étudiants qui fréquentent l'université sont particulièrement fragilisés par le nouveau confinement. Les étrangers et ceux qui sont en difficulté financière sont principalement concernés. Une mutuelle étudiant leur est d'une aide précieuse dans de telles circonstances.


Pour rappel, les étudiants étaient plus connectés ensemble durant le premier confinement. Or, selon une étude de l'OVE ou Observatoire de la vie étudiante, 31 % d'entre eux ont déjà eu des signes de détresse psychologique durant cette période.

Aujourd'hui, les étudiants qui vont à l'université se sentiraient «?à bout?». Afin de les soutenir, le Premier ministre a annoncé la création de 1?600 emplois qui leur sont spécialement destinés.

Le reconfinement stresse davantage les étudiants à l'université

Le reconfinement a davantage éprouvé les étudiants de l'université. Cette fois, ils sont nombreux à avoir décider ne pas retourner auprès de leurs parents, mais de vivre avec les contraintes actuelles. Ils n'ont pas perdu tout optimisme, espérant que la vie redeviendra un jour comme elle l'était avant. Parmi les facteurs de stress provoqués par le nouveau confinement, on distingue chez eux :

  • les préoccupations sur leur santé et celles de leur famille ; 
  • les angoisses pour leurs études ; 
  • les tensions familiales ; 
  • le sentiment d'être isolé.

Emmanuel Weiss estime que le décrochage avec les études et la désocialisation ont accentué l'anxiété chez les étudiants. Selon le médecin-chef au sein d'un bureau d'aide psychologique universitaire installé dans la ville de Paris, les demandes de prise en charge ont doublé depuis le mois de septembre. Nicolas Franck, psychiatre exerçant son activité à Lyon, au centre hospitalier Le Vinatier, explique :

Souvent, ils vivent seuls, sans liens amicaux, et même dans une situation de précarité.