Se trouver à proximité d’un centre de santé est toujours rassurant. C’est la raison pour laquelle les hôtels hospitaliers sont en cours de vulgarisation, pour les patients autonomes et ne nécessitant aucun soin en permanence. Il s’agit également d’une solution visant à réduire la saturation des hôpitaux. Et ce qui est certain, c’est que les locataires sont plus que satisfaits de leur séjour.

Les Français jouissent d'un système de santé on ne peut plus performant. Outre la prise en charge par l'Assurance maladie de nombreuses dépenses afférentes aux soins, les complémentaires, telles que la mutuelle senior, prennent le relai pour alléger les restes à charge.

C'est bien le cas aujourd'hui pour les frais de séjour dans les hôtels hospitaliers. Entendant par cela les lieux non médicalisés, proche ou au sein-même d'un hôpital, servant de chambre à coucher – confortable - à des patients, ayant eu ou à subir une intervention médicale la veille ou le lendemain, voire pour quelques jours. À savoir, ce dispositif inclus dans le Ségur de la santé regorge bon nombre d'avantages.


Une solution autant bénéfique pour les patients et les hôpitaux

Appelés également « hôtels patients », les hôtels hospitaliers se présentent comme étant une alternative à l'hospitalisation pour les malades dont l'état est peu inquiétant, mais qui ont toutefois besoin de se trouver à proximité de l'hôpital pour diverses raisons :

  • Récente intervention chirurgicale nécessitant un suivi ;
  • Opération prévue pour le lendemain ;
  • Thérapie (chimio ou radiothérapie) pendant une durée déterminée.

Cette solution est autant bénéfique pour les patients et les centres de santé. D'un côté, elle permet aux premiers de dépenser moins par rapport aux séjours dans une chambre d'hôtel, mais aussi de gagner du temps, ne serait-ce que de considérer la distance à parcourir pour certains d'entre eux avant d'arriver à leur rendez-vous médical. Et le dernier point qui n'est pas des moindres : la rassurance, grâce au confort et à la sensation positive suscités par les lieux.

D'un autre côté, elle pallie la pénurie de lits à l'hôpital. À la DGOS (Direction générale de l'Offre de soins) de souligner :

L'objectif était d'améliorer l'accès aux soins, de fluidifier les prises en charge en amont et en aval des séjours hospitaliers. Et recentrer l'hôpital sur sa fonction de soin […] L'objectif, c'est de maintenir le patient à proximité de l'établissement de santé, soit pour intervenir à nouveau, soit pour procéder à une surveillance discontinue.

Quelques conditions régissent toutefois l'accès à ce dispositif innovant :

  • L'hébergement doit être prescrit par un soignant ;
  • Le séjour est limité par 21 nuitées au total pour la même personne (trois nuits successives sans aucune intervention médicale), exception faite des transferts d'Outre-Mer et des malades de cancer suivant des traitements thérapeutiques ;
  • Un accompagnant est accordé par patient et deux s'il s'agit d'un mineur.

Une généralisation après trois ans d'expérimentation

41 établissements de santé ont accepté d'expérimenter le recours à des hôtels hospitaliers, il y a de cela quatre ans. Les résultats ont été prometteurs, c'est du moins ce qu'a affirmé le rapport rendu au Parlement en juin 2020. Au tableau, 95% des locataires satisfaits si bien qu'au bout de trois ans d'expérimentation, la solution va être généralisée. En confirme le décret publié le 26 août dernier au Journal Officiel.

Ainsi, chaque hôpital, qu'il soit public ou privé, pourra mettre en place des hôtels hospitaliers. Et les chambres peuvent être aménagées soit dans l'enceinte-même de la structure, soit à l'extérieur. À noter que cette initiative sera financée, pendant trois ans, par l'établissement de santé à raison de 80 euros par nuitée, le reste à charge s'il y en a sera remboursé par les mutuelles.