À la différence d’un stage, le service sanitaire est une mise en situation réelle des étudiants en santé, mais qui se limite à l’action de sensibilisation et de prévention. Ainsi, les apprenants concernés accomplissent les mêmes missions d'information, indépendamment de leur spécialisation. La première année d’expérimentation semble satisfaisante, mais des améliorations sont à prévoir.

La sensibilisation comme principale mission

Le service sanitaire concerne donc toutes les spécialisations. Il est obligatoire aussi bien pour les futurs chirurgiens que pour les généralistes, les aides-soignants ou les kinésithérapeutes.

Les étudiants mobilisés sont appelés à intervenir dans les écoles, les résidences pour personnes âgées ou encore les établissements pénitenciers.

Leur mission est de sensibiliser contre les facteurs de risque pour la santé, en l’occurrence le tabagisme, l’alcoolisme ou la toxicomanie, le déséquilibre alimentaire ou le non-recours au vaccin, entre autres thématiques.

Outre la promotion des activités physiques et de la bonne alimentation, les intervenants auront également à discuter avec leurs interlocuteurs de sujets plus délicats, comme la sexualité (danger des rapports non protégés, la contraception…) ou des problèmes d’ordre psychologique comme le mal-être et la dépression.


Un bilan mitigé

Globalement, les 48 000 jeunes qui ont fait partie de cette première vague se disent satisfaits de l’expérience qu’ils ont vécue. Mais alors que le dispositif n’a pas encore montré sa véritable utilité, les participants ont pointé du doigt une organisation quelque peu hasardeuse.

Les étudiants ont notamment déploré un système de remboursement des frais de transport (pour se rendre dans les établissements) inégal.

Au départ, le service sanitaire ne devait occasionner aucune dépense de la part des participants, mais nombreux sont ceux qui attendent toujours leurs indemnités.

Et ils ne pourront pas compter sur leur mutuelle étudiante pour obtenir le remboursement puisqu’il ne s’agit pas de dépenses relatives à la santé.

Toutefois, ils restent compréhensifs vis-à-vis des organisateurs qui semblent dépassés par les évènements, surement puisque le dispositif est encore dans sa phase expérimentale.

Mais l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF) prévient d’ores et déjà qu’elle n’est plus disposée à tolérer de tels écarts lors de la prochaine session. Pour la nouvelle rentrée, 100 000 étudiants devraient prendre part à ce service.