Acupuncture, ostéopathie, hypnose, chiropraxie... L’intégration des pratiques de soins dites « non conventionnelles » dans le système de santé est au cœur d’un débat houleux. Un comité gouvernemental, formé en juin dernier, tente de trancher la question de leur encadrement. Mais la communauté médicale et scientifique est divisée. Les détails dans cet article.

Soins non conventionnels : entre controverse et encadrement

Les voix dissidentes : non à plus de pseudo-médecines

Le collectif No FakeMed, soutenu par divers ordres de professionnels de santé et des chercheurs, s'oppose fermement à l'intégration des pratiques de soins non conventionnelles dans le système de santé. Ils mettent en garde contre les risques et les dérives sectaires associés à ces approches ainsi que leur légitimation forcée. Selon eux,

La priorité doit demeurer la préservation de la médecine fondée sur des preuves scientifiques, garant de soins consciencieux et responsables.

Si depuis les années 2000, les méthodes douces ou alternatives connaissent un essor croissant, leur efficacité réelle reste sujette à caution, soulignent les partisans de l'exclusion. Malgré l'utilité potentielle de certaines pratiques, comme l'hypnose, les risques d'effets indésirables, parfois graves, sont à considérer pour certaines d'entre elles.


Le collectif No FakeMed argumente en faveur d'une réglementation stricte, similaire à celle appliquée à la médecine conventionnelle, afin de protéger les patients contre des pratiques potentiellement préjudiciables.

En fournissant une couverture complémentaire pour compenser les frais non supportés par la Sécurité sociale, la mutuelle santé réduit la charge financière associée aux dépenses médicales.

En faveur de l'encadrement

À l'inverse, un groupe de quatre professeurs, membres du Collège universitaire de médecines intégratives et complémentaires (CUMIC), plaide en faveur de l'encadrement des pratiques de soins non conventionnelles.

Pour ces derniers, parler de « thérapies illusoires » sans distinction est réducteur. Ils soulignent que

Les risques associés aux médecines alternatives ne sont pas intrinsèques, mais résultent souvent de leur utilisation inappropriée.

Un encadrement strict, incluant une réglementation de la formation et du statut des praticiens, une communication transparente, et le développement de services hospitaliers intégrant les pratiques de soins non conventionnelles de manière structurée, pourrait garantir un accès sécurisé et réduire les risques potentiels .

Les partisans de l'encadrement favorisent une approche pragmatique axée sur la réduction des pratiques à risque, soulignant les réussites observées dans le domaine de l'addictologie comme un modèle applicable à l'intégration des soins non conventionnels.

À retenir :
  • Le débat sur l'intégration des soins non conventionnels dans le système de santé divise, avec un comité gouvernemental tentant de trancher la question de leur encadrement.
  • Le collectif No FakeMed s'oppose à cette intégration, soulignant les risques et dérives sectaires. Ils préconisent la préservation de la médecine basée sur des preuves.
  • En revanche, le CUMIC plaide en faveur d'un encadrement, mettant en avant une approche pragmatique pour réduire les risques.