L’essor du digital est incontestable, étant donné qu’il touche tous les secteurs d’activité, entre autres celui de l’assurance. La dernière-née des pourvoyeurs de couverture maladie, Alan, déploie dans cette visée des services innovants afin de répondre assidûment aux besoins de sa clientèle cible et ainsi, de continuer à imposer sa marque dans cet univers fortement concurrentiel.

Les consommateurs deviennent très exigeants à l’ère de la libre concurrence tant en matière d’offres que de services, leurs besoins se faisant de plus en plus précis. Afin de répondre davantage aux attentes de leurs clients et des prospects potentiels, les assurtechs se veulent de concocter les assurances de demain.

Parmi eux, la Startup Alan, spécialiste dans le domaine de la complémentaire santé, offre simplification et personnalisation à ses adhérents, outre la proximité d’un assureur en ligne. Trois critères qui ont une grande importance pour les actuels souscripteurs.

Et sa course vers le succès n’est pas près de s’achever. Au menu : gros investissements, développement de son post-marché, ouverture à l’international et nouveaux produits à destination de publics variés.


Des atouts pour continuer sur sa lancée

40 millions d’euros de chiffre d’affaires, 22 millions de revenus annuels, 37 000 adhérents, dont 2 850 couvertures de sociétés… Tout cela régi par une centaine de professionnels, 126 plus précisément. Tel est l’exploit réalisé par la Startup Alan après trois années d’existence dans le milieu de l’assurance santé. Et ce n’est que le début à en croire les nombreux projets que son dirigeant prévoit de mettre sur pied.

D’autant que cette mutuelle 2.0 a tous les atouts pour arriver à ses fins, ne serait-ce que de considérer son aptitude à donner un nouveau souffle au métier grâce à son modèle basé sur les enjeux et réalités de notre ère. À savoir, Alan se veut d’offrir à sa clientèle :

  • Des services personnalisés ; 
  • Un fonctionnement simple ; 
  • Une technologie innovante ; 
  • Une clarté et une intelligibilité dans ses offres.
Ce dernier point lui permet, en particulier, de gagner en crédibilité devant ces cibles, et ce, au détriment des assureurs classiques qui demeurent encore quelque peu opaques dans le déploiement de leur activité. À son cofondateur, Charles Gorintin, de préciser :
« Depuis nos débuts, la transparence est au cœur de notre culture. On a partagé notre grille de salaire, notre présentation de levée de fonds, et nos méthodes, régulièrement ».

Sur le plan financier, l’enseigne a également les moyens nécessaires pour parfaire son parcours. Elle a, par exemple, à sa disposition 55 millions d’euros qui lui tient de réserve et qui provient de divers financements, dont différents tours de table qui ont été couronnés de succès. Sa dernière levée de fonds du février dernier, d’une valeur de 40 millions d’euros, en fait d’ailleurs partie.

Un avenir tout tracé

De nombreux projets sont encore à l’ordre du jour afin de confirmer la place d’Alan sur le marché assurantiel. La jeune pousse prévoit, par exemple, de lancer de nouveaux produits dans le but d’étendre davantage son public cible. En effet, si ses premiers clients ont été représentés par des entreprises, les particuliers, les fonctionnaires et les retraités ne seront plus en reste. Tout comme les acteurs dans l’hôtellerie et la restauration.


À ce propos, un autre cofondateur, Jean-Charles Samuelian, qui se trouve à la tête de la société argumente que :

« La mission est de réimaginer la santé en la recentrant sur les personnes, en rendant le système plus fluide, en aidant à trouver un médecin bien remboursé près de chez soi, en proposant de la téléconsultation par vidéo à la demande, en répondant rapidement, grâce à des outils de tchat ».

Et toujours dans sa quête de personnalisation de services, Alan compte investir deux millions d’euros pour le développement de son back-office et ainsi se libérer de la sous-traitance en matière de gestion de ses contrats.

Enfin, l’étape la plus cruciale serait de partir à la conquête du marché international. Certes, l’enjeu est de taille, mais la Startup prévoit de le faire progressivement en commençant par s’ouvrir aux pays européens, notamment en Belgique et en Espagne, à partir de l’année prochaine.