De nombreux observateurs se plaignent de la lenteur de la campagne de vaccination et exigent que le gouvernement et les autorités sanitaires accélèrent le rythme. À ces derniers de rétorquer toutefois qu’il n’y a actuellement qu’un seul fournisseur de vaccins, et de ce fait, ils ne disposent encore que d’un stock limité de doses vaccinales.

Les critiques se multiplient à l'encontre de la stratégie de vaccination mise en place par le gouvernement et la HAS (Haute Autorité de Santé). En effet, le « manque » de dynamisme est pointé du doigt par nombre de détracteurs. Comme le relaient certains sites dédiés à la couverture maladie, telle que la mutuelle familiale, seules quelques centaines de personnes ont jusque-là été vaccinées en France, alors que ce chiffre monte à plus de 100 000 dans d'autres pays européens, comme le Royaume-Uni ou l'Allemagne.

À l'institution publique de rétorquer toutefois que le stock limité de vaccins a quelque peu freiné le rythme. Le fait est qu'on ne pouvait pas vacciner à tout va et que prioriser les personnes les plus à risques s'avère plus sage.


Augmenter le stock de vaccins

Il n'est plus à rappeler que plus une personne vieillit, plus son organisme est plus sensible à l'épidémie du coronavirus. En partant de ce constat, la Haute Autorité de Santé a ainsi priorisé les individus du 3ème âge dans sa stratégie de vaccination, comme l'a indiqué la présidente de l'institution sanitaire. Au porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, de rajouter quant aux critiques :

On ne juge pas le succès d'une campagne vaccinale de six mois au bout de sept jours.

Mais ces réponses n'auront pas suffi à calmer la controverse. C'est la raison pour laquelle le gouvernement entend accélérer la campagne vaccinale contre le covid-19. D'ailleurs, le président de la République, Emmanuel Macron lui-même a demandé aux autorités sanitaires d'augmenter la cadence.

Pour ce faire, il faut toutefois que ces dernières disposent d'un plus grand stock de vaccins. Une fois cette étape franchie, on pourra accélérer le processus et rendre l'immunisation accessible à la plus large partie de la population, comme l'a indiqué le ministre délégué des Transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Ce dernier rajoute que l'objectif est de vacciner 26 millions de personnes d'ici l'été prochain.

De nouveaux fournisseurs

Pour pouvoir donner un coup de boost à la campagne de vaccination, il faudrait d'abord que les autorités sanitaires disposent d'un plus grand stock de vaccins. Pour l'heure, Gabriel Attal indique que l'on ne reçoit que 500 000 doses vaccinales par semaine. Ce problème pourrait être résolu une fois que les vaccins mis au point par Astra Zeneca et l'université d'Oxford auront été validés. En effet, il est à noter que seul Pfizer BioNTech approvisionne le stock de vaccins des autorités sanitaires. Lorsque le produit d'Astra Zeneca aura été validé, il sera possible de gonfler ce stock. À ce sujet d'ailleurs, la présidente de la Haute Autorité de Santé, Dominique Le Guledec, a indiqué qu'il manquait encore certains renseignements sur les effets secondaires de cette trouvaille suédo-britannique.

Aussi, pour des raisons de sécurité, l'institution sanitaire préfère-t-elle patienter encore un peu et disposer de toutes les informations nécessaires avant de mettre à la disposition des centres de vaccins le produit d'Astra Zeneca.

Toujours est-il que les stocks pourront être garnis d'ici les prochains jours grâce au vaccin développé par Moderna. C'est en tout cas ce qu'a affirmé Mme Le Guledec.