Réchauffement climatique, pollution de l’air, diminution des récoltes, propagations de maladies infectieuses… Tels sont les contextes dans lesquels évoluent les enfants nouvellement nés. Un phénomène qui nécessite une prise de mesures rapide afin de permettre aux générations futures de mieux s’en sortir. De nombreux experts n’ont d’ailleurs pas manqué de tirer des sonnettes d’alarme pour attirer l’attention de tout le monde.

Le changement climatique, un sujet qui est actuellement sur toutes les lèvres, touche tous les pays du monde, et ce, quel que soit l’endroit où ils se trouvent sur la planète. En effet, il n’est plus à redire que ce phénomène impacte négativement sur le train de vie des habitants de la Terre.

Pour les humains, plus particulièrement, il s’accompagne de problèmes de santé et d’alimentation. Les enfants sont, notamment, les plus affectés étant donné la vulnérabilité de leur système immunitaire. Et le comble, c’est que les risques sanitaires se poursuivront durant toute leur vie.

À moins que de grandes initiatives soient entreprises en faveur de l’environnement, à commencer par la nette réduction des gaz polluants. C’est dans cette vision que The Lancet a publié son rapport annuel, dont la dernière édition se focalise sur la santé des plus jeunes.


Des conséquences alarmantes qui méritent réflexion

Il reste quelques jours avant que la COP25 ne débute. Une Conférence qui se déroulera dans la capitale espagnole et se portera sur les changements climatiques. Un sujet qui n’est plus nouveau à entendre à l’heure actuelle où l’état de l’environnement et sa préservation sont en vogue. D’autant plus que ceux-ci impactent grandement sur la santé.

C’est d’ailleurs ce que souligne le rapport annuel 2019 publié par la revue médicale The Lancet le 14 novembre dernier. Concoctée par des spécialistes dans le domaine, cette dernière édition intitulée « Compte à rebours sur la santé et le changement climatique » a été réalisée avec l’aide de 35 institutions mondiales comme l’OMS, par exemple, et ce à partir de 41 indicateurs-clés. Ainsi, il a été révélé que :

« Les émissions mondiales de CO2 provenant des combustibles fossiles continuent d’augmenter (hausse de 2,6 % entre 2016-2018). »

Or, un climat plus chaud s’accompagne indubitablement d’une plus grande fréquence de pluies. Ce qui provoque des épidémies de maladies infectieuses, outre le développement des bactéries ou des virus occasionnant diarrhées, choléra, dengue, etc. Comme il est inscrit noir sur blanc dans le rapport :

« Sous l’impulsion des changements climatiques, la dengue est la maladie virale transmise par les moustiques qui se propage le plus rapidement au monde […] Neuf des dix années les plus propices en matière de transmission de la dengue ont eu lieu depuis l’an 2000, permettant aux moustiques d’envahir de nouveaux territoires en Europe. »

Sans oublier les cas de malnutrition qui sont aujourd’hui plus intenses en raison d’une maigre récolte et de l’inflation des prix des nourritures. Mais aussi l’aggravation de l’asthme et le risque accru d’AVC ou de crise cardiaque Asthme et risques cardiaques du fait de la pollution l’air. Des pathologies dont le traitement est heureusement pris en charge, quoique recourir aux services d’un comparateur mutuelle soit toujours recommandé si l’on veut jouir des meilleures garanties.

Les enfants sont les plus menacés

Les effets négatifs du changement climatique sur l’enfant ont été principalement exposés par les auteurs du rapport. Il s’avère, en effet, qu’un enfant né aujourd’hui est bien plus concerné par les phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les inondations, les feux de forêt, les sécheresses et les canicules. D’où l’appréhension des chercheurs quant à la santé de la génération future :

« Si les choses restent en l’état, avec des émissions de carbone élevées et le changement climatique qui se poursuit au même rythme, un enfant né aujourd’hui vivra dans un monde plus chaud de 4 degrés en moyenne d’ici à ses 71 ans, ce qui menacera sa santé à toutes les étapes de sa vie. »

La limitation du réchauffement est, de ce fait, des plus cruciale. Une initiative déjà prévue dans l’Accord de Paris (une régression de la température de 2° Celsius), qui ne se réalisera que si tous les pays se serrent les coudes afin de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. À défaut de cela, la survie de la progéniture se retrouvera menacée. Au responsable du rapport, Dr Nick Watts, d’argumenter :

« Les enfants sont particulièrement vulnérables aux risques sanitaires liés aux changements climatiques. Leur corps et leur système immunitaire sont encore en train de se développer, ce qui les rend plus fragiles face aux maladies et aux polluants […] C’est particulièrement préjudiciable pour les jeunes, dont le système respiratoire se développe encore. »

Il n’est, de ce fait, pas étonnant que le nombre de décès prématurés, à l’échelle mondiale, dus à l’inhalation de particules fines (PM 2,5) s’élève encore à hauteur de 2,9 millions.