En presque deux ans depuis sa première apparition dans la ville de Wuhan, le Covid-19 a atteint les quatre coins de la planète et compte actuellement plusieurs souches de virus toujours plus virulentes que l’originelle. Si les statistiques épidémiologiques continuent de s’affoler, l’espoir des chercheurs semble renaître, grâce à une trouvaille : un vaccin qui serait efficace contre tous les variants.

Le SARS-CoV-2, virus responsable de la pandémie actuelle s'apparente en plusieurs points au SARS-CoV-1, ayant causé une épidémie de pneumopathie atypique – le syndrome respiratoire aigu sévère – en 2003. S'il s'agissait d'une maladie tout aussi mortelle que son cousin de 2019, avec un taux de mortalité de 10 %, les autorités sanitaires ont en été rapidement venues à bout.

A contrario, pour le cas du nouveau coronavirus, l'on vient même à chercher des vaccins. Des solutions dont l'efficacité est toutefois remise en question à chaque apparition de nouvelles mutations. À noter que le variant Delta double le risque d'hospitalisation, et de fil en aiguille les dépenses en soins, poussant alors l'assuré à résilier sa mutuelle s'il est mieux couvert ailleurs. Toujours est-il que de récentes découvertes pourraient bien changer la donne.


Une étude aux résultats fort prometteurs

En un peu moins de deux ans, le covid-19 s'est propagé dans presque tous les pays du monde, laissant sur son passage 4,55 millions de victimes. La recherche de vaccins pour prévenir de la maladie est alors devenue primordiale. À l'heure actuelle, au moins 47 solutions vaccinales se trouvent sur le banc d'essai.

Certains d'entre eux s'avèrent être fort prometteurs. C'est du moins ce qu'ont récemment démontré les résultats d'une étude effectuée par des chercheurs de l'université de Singapour. Quelques mois auparavant, ils ont mis au point un dispositif – le sVNT – à même de repérer, voire mesurer les anticorps neutralisants dans le sérum des individus ayant été vaccinés contre le covid ou ayant été contaminés.

Ce test permet aussi de détecter les anticorps capables d'anéantir les sarbecovirus, entendant par cela les coronavirus liés au SRAS, des virus animaux, mais pouvant pénétrer les cellules humaines via la molécule ACE2. À l'auteur principal de l'étude, Wang Linfa, alors de s'exalter :

Notre étude ouvre la voie à une nouvelle stratégie pour le développement de vaccins de prochaine génération, qui nous aidera non seulement à contrôler la pandémie actuelle de Covid-19, mais qui pourrait aussi nous aider à prévenir, ou au moins, réduire le risque de futures pandémies causées par des coronavirus.

Une meilleure efficacité préventive, mais également thérapeutique

Les scientifiques singapouriens ont mis en observation trois groupes de personnes, dont :

  • Des individus en bonne santé ;
  • Des personnes ayant survécu au Covid-19 ;
  • Des personnes guéries du premier coronavirus survenu il y a huit ans.

Ils ont examiné le système immunitaire de ces derniers et ont constaté qu'après avoir reçu deux doses du vaccin Pfizer-BioNTech à ARNm, les concernés étaient les seuls à produire des anticorps fonctionnels à large spectre, dont la capacité est de neutraliser toutes les souches du SARS-CoV-2 ainsi que 10 autres sarbecovirus, outre le virus de 2003.

Au vu de ses résultats fortement encourageants, un appel a été lancé demandant aux anciens malades du SRAS 2003 de collaborer avec les chercheurs, dans le cadre d'une étude de validation de principe pour la création d'un vaccin universel contre tous les coronavirus – le 3GCoVax. Cette initiative vise également à produire des antigènes puissants pour des fins thérapeutiques.