Le Centre international de recherche contre le cancer s’est penché sur le cas de patients issus de sept pays développés pour analyser l’espérance de vie des patients atteints de cancer entre un et cinq ans après leur diagnostic. Les résultats publiés le 11 septembre dernier dans une revue anglaise montrent une progression des chances de survie des sujets concernés.

3,9 millions de patients ont été sélectionnés par une agence rattachée à l’OMS pour étudier le lien entre le fait de vivre dans un pays riche et le taux de survie face aux différents types de cancers. Les chercheurs ont pris le soin d’analyser leur morphologie, leur histologie et le stade de leur maladie. Ils ont également pris en considération le traitement suivi par les patients.

Les personnes concernées ont été diagnostiquées du cancer entre 1995 et 2014. Elles résident au Royaume-Uni, en Irlande ou au Danemark. D’autres sont Canadiennes, les Néo-Zélandaises ou Norvégiennes.

Un bilan des plus positifs chez les personnes souffrant du cancer du rectum

Les chercheurs du Centre international de recherche contre le cancer ont calculé le taux de survie des patients cancéreux en fonction de leur âge, du type de cancer qui les affecte et de la période qui s’est écoulée après le premier diagnostic. En étudiant de près chaque cas, ils relèvent une nette amélioration du taux de survie.


Le cancer du rectum est celui qui affiche la meilleure progression. Les résultats de l’étude révèlent par exemple qu’entre 62,1 % et 70,8 % des patients ont survécu cinq ans après l’établissement du diagnostic entre 2010 et 2014. De 1995 à 1999, en revanche, le nombre de malades encore en vie cinq ans après avoir reçu leur diagnostic oscillait entre 47,6 % et 59,1 %.

Les auteurs du rapport expliquent les raisons de ce bond en avant :

« Les améliorations communes dans la survie des cancers énoncés dans cette étude sont probablement les conséquences directes d'importantes réformes des soins de santé et d'avancées technologiques qui ont permis des diagnostics plus précoces, des traitements plus efficaces et adaptés ainsi qu'une meilleure gestion des patients qu'au cours des années précédentes ».

Un taux de survie différent selon l’âge du patient

Afin d’améliorer davantage l’espérance de vie des populations cancéreuses, les scientifiques encouragent les acteurs de la santé (dont la complémentaire santé) à contribuer à un accès équitable aux soins.

Par ailleurs, ils souhaitent que des programmes soient instaurés pour favoriser les dépistages précoces.

Concernant les patients atteints du cancer du pancréas, la situation peine à s’améliorer. Si entre 1995 et 1999, le taux de survie était situé entre 3,2 % et 8,8 %, il se trouve entre 7,9 % et 14,6 % de 2010 à 2014. Il s’agit du cancer le plus mortel repéré au cours des deux dernières décennies.


Les résultats de l’enquête affichent également des disparités en fonction de l’âge et des pays concernés. Les chercheurs ont ainsi constaté un taux de survie particulièrement élevé chez les patients ayant moins de 75 ans, notamment pour les cancers au taux de mortalité élevé, à l’instar du cancer de l’estomac, du pancréas ou du poumon. Le taux de survie change également d’un pays à un autre. Les chiffres les plus élevés sont notamment recensés au Canada et en Norvège.