Le téléphone portable est l’une des inventions qui est devenue aujourd’hui un élément essentiel de la vie de tout un chacun. Il faut pourtant reconnaître qu’à sa grande utilité s’accompagnent bon nombre d’inconvénients, notamment quand on l’utilise de façon excessive. C’est d’ailleurs ce que des chercheurs américains ont démontré à l’issue d’une étude qui a duré vingt ans.

Avec des consommateurs dont la proportion est estimée à plus des trois quarts de la population mondiale, l’on peut conclure que l’essor des Smartphone est incontestable. Cependant, l’engouement est d’une telle ampleur que leur usage frise quelque peu l’obsession.

D’autant plus que les fonctionnalités de ces outils de communication y contribuent, ne serait-ce que considérer les innombrables distractions telles que le jeu « Pokemon GO ».

En étudiant pendant deux décennies les principales causes d’administration aux services d’urgence des hôpitaux, sur le territoire américain, des scientifiques soutiennent le fait que l’utilisation du téléphone portable est à l’origine de nombreuses blessures à la tête et au cou.


Une distraction qui coûte cher

Si certaines blessures sont anodines, beaucoup sont jugées graves et nécessitent l’intervention de professionnels de santé. Ce qui est certain, c’est que toutes font mal, qu’il s’agisse de coupures, de contusions, d’ecchymoses ou d’abrasions.

Aussi, bon nombre de victimes sont-elles amenées à se présenter en urgence à l’hôpital. Une admission, dont les dépenses afférentes sont heureusement remboursées si ce type de garantie est inclus dans le contrat de mutuelle santé.

Aux États-Unis, des chercheurs de l’université américaine de Rutgers, dans le New Jersey, ont mené une étude sur des patients admis aux services d’urgence pour cause de blessures. Il s’avère que ceux ayant été blessés à la tête ou au cou alors qu’ils avaient les yeux rivés sur leur Smartphone sont nombreux.

À savoir, 2 501 cas ont été observés, d’après le JAMA Otolaryngology-Head & Neck Surgery qui a publié les résultats de l’étude, dont la proportion est plus élevée pour les 13-29 ans. Un chiffre des plus alarmant et qui implique une sensibilisation des usagers afin qu’ils prennent conscience de la nécessité de se concentrer sur une seule chose à la fois. Comme ce qui est souligné dans le communiqué :

« Il suggère une opportunité pour la prévention des blessures grâce à l’éducation des patients sur les dangers de l’utilisation d’un téléphone cellulaire lors de l’exécution d’autres activités ».

Des blessures occasionnées par des chutes et des accidents routiers

Il faut savoir que l’observation s’est déroulée entre 1998 et 2017, c’est-à-dire depuis le premier lancement des premiers téléphones portables. Une période pendant laquelle l’on a constaté une hausse continuelle du nombre de blessures liées à la distraction des consommateurs.


Un tiers d’entre elles sont notamment causées par des chutes, par inadvertance, parce que les propriétaires écrivaient ou lisaient un SMS alors qu’ils étaient en train de marcher. Bien que dans la plupart des cas, ce genre d’accident n’entraîne que des bleus ou des bosses bénins, il peut s’avérer tout aussi fatal.

Les BCCR (blessures causées par collision de la route), quant à elles, qui touchent la moitié des patients observés sont plus impressionnantes et, qui plus est, mortelles. D’ailleurs, plus d’un million de personnes meurent chaque année, selon les statistiques.

Toujours est-il que le nombre d’admis en urgence par faute d’inattention suite à l’usage d’un téléphone portable a connu deux pics durant ces deux décennies :

  • En 2007 où l’iPhone a été commercialisé pour la première fois ;
  • En 2016, après que le jeu en réalité augmentée « Pokemon GO » a été lancé sur le marché.