Pleinement touchée par la 4ème vague qui sévit un peu partout dans le pays, la France fait face tant bien que mal à la forte propagation du virus ainsi que la quasi-saturation des hôpitaux. Dans sa lutte contre la dégradation de la situation, le gouvernement a entre autres rendu obligatoire la vaccination pour certaines professions et a également renforcé le pass sanitaire. Une décision qui est sujet à débat.

Pleinement touchée par la 4ème vague qui sévit un peu partout dans le pays, la France fait face tant bien que mal à la forte propagation du virus ainsi que la quasi-saturation des hôpitaux. Dans sa lutte contre la dégradation de la situation, le gouvernement a entre autres rendu obligatoire la vaccination pour certaines professions et a également renforcé le pass sanitaire. Une décision qui est sujet à débat.

Plus de 200 000 personnes, c'est le nombre estimé des manifestants contre le pass sanitaire qui se sont rassemblés fin juillet. Et ce n'est pas près d'en finir puisque samedi dernier, les manifestations ont de nouveau attiré du monde alors que l'extension de cet outil de lutte contre l'épidémie de Covid-19 est entrée en vigueur ce lundi.


Il faut dire qu'en cette période estivale, l'épidémie frappe de plein fouet la population française, avec son variant Delta et sa forte capacité à se transmettre. À savoir, les indicateurs hospitaliers sont actuellement dans le rouge, de quoi accroître le devis mutuelle santé des assurés.

Face aux réticences, le président Macron veut se rapprocher de son peuple en proposant de répondre à toutes les questions qu'ils aimeraient lui poser à ce sujet.

Une situation épidémique qui va de mal en pis

La pandémie du covid-19 a de nouveau ébranlé les statistiques ces dernières semaines. La France, notamment, n'a pas été épargnée par une 4ème vague encore plus désastreuse que les précédentes. 111 898, c'est le nombre de personnes ayant succombé de la maladie depuis le début de l'épidémie jusqu'au 31 juillet 2021. Ce samedi-là, les décès recensés dans les hôpitaux remontaient à 43 en 24 heures. Les chiffres ne sont pas près de fléchir au 8 août, hormis le nombre de nouveaux cas positifs qui était de 20 450 contre 23 471 une semaine plus tôt :

  •  8 685 patients hospitalisés contre 7 406 ;
  •  1 556 nécessitant des soins critiques contre 1 099.

La circulation du variant Delta sur tout le territoire y est pour beaucoup. De nouvelles mesures sanitaires ont donc été mises en place afin de freiner la propagation du virus. Dès le 9 août, par exemple, la présentation du pass sanitaire s'étend aux bars et restaurants, à certains grands magasins et centres commerciaux, aux séminaires professionnels avec un seuil de 50 personnes, à certains modes de transport, aux centres de santé et Éhpad. Le dispositif est dorénavant exigible pour les plus de 18 ans et, à partir du 30 août, pour le personnel des établissements concernés.


Une tension palpable

Les mesures nouvellement instaurées sont jugées « anti-liberté » par les antivax et antipass ainsi que d'autres réfractaires. Ce qui a engendré des manifestations, dont le quatrième a eu lieu durant le week-end dernier, rassemblant quelque 237 000 personnes, à en croire les estimations du ministère de l'Intérieur. À savoir que le précédent a aussi mobilisé plus de 200 000 individus.

Le chef d'État n'était pas resté les bras croisés face à ce mouvement du peuple. Il a même joué la carte de la proximité, publiant sur TikTok et Instagram une vidéo sur laquelle il invite les Français à lui poser des questions au sujet des dispositifs encourus. Aussi, a-t-il déclaré :

Je sais que beaucoup parmi vous s'interrogent encore, ont peur, beaucoup entendent de fausses informations, de fausses rumeurs, parfois n'importe quoi il faut bien le dire, alors j'ai décidé de répondre directement à vos questions. Allez-y, posez-les-moi et j'essaierai d'être le plus direct et le plus clair possible.

Pour précision, le ministère des Solidarités et de la Santé a annoncé un ratio de 52,6 % de la population totale, soit 35 472 139 individus à avoir reçu leurs doses vaccinales complètes tandis que 63,2 % - 42 592 047 personnes - ont bénéficié au moins de leur première injection.