Repenser la structuration médicale du territoire, tel est l’objectif de l’édification de la MSPU (Maison de santé) qui permettra également à l’offre globale de soins de se renforcer en territoire vendômois. Le chantier, ayant commencé il y a deux ans, avec un coût estimé à quelque trois millions d’euros, devrait bientôt finir.

Si changer sa couverture maladie est rendu facile grâce à la loi n°2019-733 portant sur la résiliation infra-annuelle des contrats y afférents, déterminer un devis mutuelle santé est toujours préconisé pour ne pas risquer de payer davantage chez le nouvel assureur.

Ceci étant, force est de constater que l'offre de soins n'est pas toujours suffisante dans certaines localités si bien que les communes donnent souvent un coup de pouce à l'amélioration de l'accès à la santé de leurs habitants. C'est bien le cas de Vendôme où, quartier gare, la maison de santé ouvrira ses portes d'ici la fin de l'année. Ce, grâce notamment à la participation à près de 58% de l'agglomération Territoires vendômois.


La ponctualité est au rendez-vous

En territoire vendômois, plus exactement entre les ex-locaux de FMB rue du 20e-Chasseurs et le silo à l'abandon, se trouvera dorénavant la Maison de santé pluridisciplinaire universitaire de la commune. À savoir, il s'agissait de l'ancien emplacement des bâtiments de la Franciade dont la démolition a été exécutée aux mois d'août et septembre 2019, suivie de celle des bâtisses à proximité du silo huit mois plus tard.

La livraison est prévue le mois prochain pour une ouverture au public à la fin de l'année, en respect au calendrier préétabli. C'est du moins ce qu'a confirmé le maître d'ouvrage, Laurent Brillard, qui n'est autre que le maire et le président de la communauté d'agglomération Territoires vendômois. L'organisme, faut-il préciser, a mis en route le projet il y a trois ans (en 2018) avec la contribution des professionnels de santé de la Maison de santé pluridisciplinaire du trente.

Plusieurs participations aux dépenses

Un projet requiert, sans conteste, un budget à allouer. Pour ce qui est de la mise en place de la MSPU, le coût des travaux est estimé à 3 053 580 euros (toutes taxes comprises), sans compter les charges liées à la l'équipement ainsi que l'aménagement du parking et des espaces extérieurs, financées par la communauté d'agglomération ainsi que la démolition des bâtiments de l'îlot. Ces dernières étant prises en charge par la Ville-même, en plus de :

  • La cession du terrain à l'agglomération Territoires vendômois ;
  • L'aménagement des abords ;
  • L'agencement de la voirie extérieure ;
  • L'éclairage public.

Outre cela, se sont vu participer aux dépenses afférentes aux travaux :

  • L'État, à hauteur de 515 000 euros ;
  • La Région, à 721 000 euros ;
  • Le département, à 60 000 euros ;
  • L'agglomération, à 1 760 000 euros.

Si différentes entités se donnent la main pour finaliser ce projet, c'est parce qu'il va permettre non seulement d'optimiser, du moins de préserver l'offre de santé actuelle, mais aussi de faire bénéficier à la population de nouvelles conditions d'exercice. De fait, de nombreux professionnels vont vouloir s'y implanter. Parmi eux :

  • Des médecins, dont un chef de clinique qui fera figure de soignant, de chercheur et d'enseignant ;
  • Des spécialistes (psychologues, ophtalmologiste, orthoptiste, podologue, pédicure…) ;
  • Des sages-femmes et infirmières libérales ;
  • Des professionnels paramédicaux (kinésithérapeutes, assistants et secrétaires médicaux) ;
  • Des travailleurs sociaux.