D’après une étude, près d’une femme sur dix souffrirait d’endométriose en France. C’est une maladie gynécologique chronique que les personnes qui en souffrent la comparent à un coup de poignard dans le bas ventre. Cette pathologie devrait bien être reconnue par le ministère de la Santé comme une affection de longue durée.

Les affections de longue durée sont classées en deux catégories, d'abord on a les ALD exonérantes dont fait partie le diabète, la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson. Ces pathologies requièrent souvent une solution thérapeutique et un traitement prolongé qui peuvent s'avérer être très couteux.

Puis, on a les ALD non exonérantes où on peut retrouver des troubles comme l'épilepsie, l'hyperthyroïdie, l'arthrose ou encore le glaucome. Elles sont plus bénignes, mais leur traitement nécessite tout de même un arrêt temporaire de travail ou des soins continus étalés sur plusieurs mois.

La différence entre « ALD exonérante » et « ALD non exonérante » est que la première est prise en charge à 100% par l'assurance maladie, frais de transport et examens médicaux inclus, tandis que la seconde ne l'est qu'à 65%.


L'endométriose bientôt prise en charge ?

L'endométriose est définie comme une affection entrainant de vives douleurs pelviennes dues à une prolifération du tissu endométrial de l'utérus vers la vessie, le vagin, les ovaires ou encore l'anus. Les patients atteints de cette maladie peuvent également souffrir de dyspareunie, une sensation de douleurs durant les rapports sexuels, et d'hypofertilité ou infertilité.

Le caractère génétique de l'endométriose n'a pas encore été démontré, mais selon les professionnels de la Santé, les descendantes d'une femme souffrant de cette pathologie ont cinq fois plus de chances d'être affectées elles aussi.

D'ici peu de temps, l'endométriose devrait être considérée comme une affection de longue durée. C'est en tout cas ce que laisse présager l'intervention d'Olivier Véran, le ministre de la Santé, auprès du Sénat le 29 juillet dernier. Ce dernier a en effet déclaré que ses équipes étaient déjà en train d'évaluer cette option.

Une maladie qui touche 10 % des femmes en France

Selon une étude, une femme sur dix en France souffrirait d'endométriose, mais on ne connait pas encore précisément les causes de cette affection dont on retrouve des traces dans la littérature égyptienne antique. La théorie la plus probable est que cette pathologie est due à une contraction trop brutale de l'utérus durant les règles, ce qui crée des microfissures dans sa paroi, d'où s'échappent quelques cellules endométriales. Ces dernières peuvent ainsi proliférer en dehors de la cavité utérine et envahir des zones telles que le rectum ou le vagin.

Il faut aussi faire attention, des règles douloureuses ne sont pas toujours le signe qu'une personne est atteinte d'endométriose. Bien que ce soit un des symptômes. Il est conseillé de consulter son médecin avant d'entamer un quelconque traitement.

À savoir, les personnes souffrant de cette affection sont aussi souvent sujettes au syndrome du côlon irritable, à une fatigue chronique et dans le pire des cas, à la maladie de Crohn.