Les traitements homéopathiques ne seront plus remboursés d’ici un an et demi

Une efficacité insuffisante et des millions d’euros de remboursement

À l’issue du processus d’évaluation scientifique, la HAS a décidé que

« Le remboursement (à hauteur de 30 %) des traitements homéopathiques n’est pas justifié ».

En effet, les différentes études menées n’ont pas permis de prouver l’efficacité réelle des médicaments de cette catégorie par rapport à ceux préconisés par la médecine conventionnelle.

La fin de la prise en charge de l’homéopathie a souvent provoqué de vifs débats dans le corps médical.

Certaines substances ont fait l’objet de remboursement dans le cadre d’un régime dérogatoire, le reste est payé par les mutuelles du patient.


L’année dernière, le montant des remboursements relatifs à l’homéopathie a largement dépassé les 125 millions d’euros.

Concrètement, cette mesure sera mise en œuvre en deux temps. Les granules homéopathiques continueront à être prises en charge jusqu’au 31 décembre 2020, mais à un taux de remboursement réduit de 15 %, contre 30 % actuellement. Ce n’est qu’à compter du 1er janvier 2021 qu’elles seront complètement déremboursées.

« Cette période de transition est nécessaire pour permettre aux industries pharmaceutiques de s’adapter »

Justifie la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui était à l’origine de cette initiative.

Quid des mutuelles ? Si les compagnies d’assurance ne se sont pas encore prononcées sur le sujet, il est évident qu’elles conserveront le remboursement à minima de 70 %, du moins jusqu’à la fin de cette année. Puis, à partir de janvier prochain, elles vont certainement adapter leurs offres.

Dans tous les cas, il est recommandé de toujours procéder à un comparatif de mutuelles avant de signer votre contrat. Ainsi, vous serez sûr de bénéficier de l'offre la mieux ajustée à vos besoins.

La lutte contre le déremboursement est également enclenchée

L’annonce officielle du déremboursement de l’homéopathie portera un sérieux coup aux différents acteurs du secteur.


Les laboratoires Boiron, Weleda et Lehning, leaders européens dans le domaine, se retrouvent ainsi dans une position délicate.

Leur point de vue concernant l’utilité de maintenir la prise en charge n’a apparemment pas convaincu la Commission.

Pour faire front à cette disposition, les laboratoires, médecins homéopathes et utilisateurs qui militent pour le maintien du remboursement ont lancé une pétition ; un million de signatures ont déjà été récoltées.

Les pro-homéopathie ont su rallier à leur cause certains élus et ont manifesté à Paris ainsi qu’à Lyon.