Le laboratoire AstraZeneca et l’université d’Oxford ont conçu un vaccin anticovid qui offrirait une protection à 100 % contre les hospitalisations. À l’heure actuelle, ce remède n’est distribué qu’au Royaume-Uni, les autorités sanitaires européennes n’ayant pas encore donné leur approbation. Qui plus est, des rumeurs font état de possibles effets néfastes que pourrait entrainer ce vaccin.

Le laboratoire britannique AstraZeneca et l'université d'Oxford ont développé un vaccin anticovid qui, pour l'heure, n'a pas encore reçu l'approbation des autorités européennes. Néanmoins, Bruno Holthof, le directeur exécutif des hôpitaux universitaires de l'université britannique a assuré que ce remède pourrait à 100 % éviter l'admission en milieu hospitalier. Ce qui réduira largement les charges de l'assurance hospitalisation. C'est du moins ce qu'il a déclaré lors d'une interview accordée à un journal belge.

Lors de cet entretien, il a également livré certains détails sur le développement de ce vaccin qui, actuellement, n'est distribué qu'au Royaume-Uni. D'autres pays européens ont également commandé des doses, mais ils attendent encore le feu vert de leurs autorités sanitaires.


Un vaccin entièrement efficace

Le gouvernement britannique entend accélérer sa campagne de vaccination et a ainsi demandé au laboratoire AstraZeneca d'augmenter sa production de vaccins. Pour l'heure, seules quelque 500 000 doses ont été distribuées alors que d'ici la fin du mois de janvier le Royaume-Uni ambitionne de vacciner six millions de Britanniques. Néanmoins, certains citoyens n'ont pas pu cacher leur appréhension quant à l'efficacité de ce remède anticovid développé en collaboration avec l'université d'Oxford. À Bruno Holthof alors de les rassurer en déclarant :

Nos tests ont montré que le vaccin offre une protection à presque 100 % contre l'hospitalisation après la première dose.

Il rajoute qu'initialement ce remède n'était efficace qu'à 62 %, mais qu'aujourd'hui ils ont trouvé la « formule gagnante ». Le PDG d'AstraZenaca, Pascal Soriot, concède toutefois qu'ils restent encore quelques ombres au tableau. En effet, il indique que deux sujets vaccinés ont dû être admis à l'hôpital, probablement à cause des effets secondaires. Ces deux uniques hospitalisations sont cependant négligeables, compte tenu des milliers d'autres personnes pour lesquelles le remède a été efficace. Après tout, pour chaque médicament, il y a des contre-indications.

Il manque encore certaines informations

Le laboratoire AstraZenaca et l'université d'Oxford assurent que leur vaccin offre une protection à 100 % contre les hospitalisations, mais il manque encore certaines données. D'ailleurs, c'est pour cette raison que le Haut Conseil de Santé en France préfère attendre avant de commander des doses vaccinales.

De plus, les rumeurs vont bon train quant aux effets néfastes de ce remède. L'une d'entre elles rapporte, par exemple, que ce vaccin aurait entrainé la mort d'une employée de l'université d'Oxford. Une information non officielle, mais qui a contribué à nourrir les appréhensions quant aux possibles effets indésirables de ce remède anticovid.

Quoi qu'il en soit, certains pays restent confiants quant à l'efficacité du vaccin développé par le laboratoire britannique. C'est notamment le cas de l'Inde où les vaccins seront également produits, comme l'a indiqué Bruno Holthof. La Belgique a aussi précommandé 7,5 millions de doses vaccinales, mais attend encore le feu vert des autorités européennes.