Comme pour le cas du vaccin contre le covid-19, celui contre le papillomavirus humain se heurte encore à un grand scepticisme en France, alors même que ledit virus peut être à l’origine d’un cancer du col de l’utérus. L’Hexagone accuse un retard conséquent sur la vaccination, en comparaison des autres pays d’Europe. On note toutefois une légère amélioration d’une année à l’autre.

Encore loin des objectifs fixés

Certes, le papillomavirus humain n'est pas à l'origine d'une pandémie mondiale qui monopolise l'attention du monde entier, mais ses effets sur la santé peuvent être graves.

En effet, si l'infection par ce virus est parfois bénigne et disparait spontanément, elle peut dans certains cas entrainer un cancer du col de l'utérus, qui est la quatrième forme de cancer la plus courante en France.

Il faut néanmoins souligner que l'année dernière, Santé Publique France a constaté une amélioration de la situation vaccinale.

Avec 37,4 % des filles âgées de 16 ans ayant complété leur schéma vaccinal (2 doses), la campagne de vaccination a trouvé plus d'écho en 2021 par rapport à 2020. Cette année-là, seulement 30 % des adolescentes de 16 ans étaient entièrement vaccinées.

Mais l'Hexagone fait encore pâle figure face à aux autres pays du Vieux Continent et, surtout, elle est encore loin de l'objectif fixé qui était, entre autres, d'atteindre un taux de vaccination de 80 %.

Le meilleur élève dans le domaine est le Portugal avec un taux de vaccination de 95 %, suivi du Royaume-Uni (81 %), lequel est talonné de près par l'Espagne (80 %).


Prendre exemple sur les voisins

Pour sensibiliser les Français à la vaccination, les autorités pourraient s'inspirer de ce qui se fait ailleurs sur le continent, notamment la vaccination dans les établissements scolaires.

Outre le scepticisme, l'autre frein à la vaccination pourrait être le prix, mais il faut savoir que le vaccin contre le papillomavirus est remboursé à 65 % par l'Assurance maladie. Pour le reste à charge, il est toujours judicieux de chercher une mutuelle pas cher et d'y adhérer.

Il est important de noter que le papillomavirus, qui se transmet par l'intermédiaire des rapports sexuels, concerne également les garçons, avec des symptômes différents.

De ce fait, la vaccination est aussi fortement recommandée pour les adolescents de sexe masculin. En France, la proportion de garçons âgés de 15 ans ayant reçu une première dose de vaccin est de 6 % seulement.