Les autorités se montrent optimistes vis-à-vis des vaccins développés contre la Covid-19, notamment ceux des laboratoires Pfizer et Moderna, et dessinent d’ores et déjà les contours d’une prochaine campagne de vaccination. Par la voix de la Haute autorité de santé (HAS), il a été recommandé que les occupants des EHPAD – résidents et personnels soignants – puissent avoir la priorité.

Les plus vulnérables en premier

Au vu du nombre de victimes constatées dans les EHPAD, il apparait clairement que les personnes âgées qui y sont hébergées sont les plus à même de développer des complications et de succomber à la pandémie. En toute logique, la campagne devrait débuter par ces établissements.

Les recommandations de la HAS vont dans ce sens, préconisant la vaccination des pensionnaires d'abord, et du personnel soignant et aidant ensuite. Cette mesure concerne en tout 750 000 personnes environ.

Non seulement la crise sanitaire a emporté un nombre important de résidents en EHPAD, mais elle les a également isolés de leurs familles pendant une très longue période (visites interdites). Cette situation doit prendre fin aussitôt que les autorités compétentes auront donné leur aval pour le début de la campagne de vaccination.


Toujours dans l'optique de protéger avant tout les plus vulnérables, après les résidents en EHPAD, ce seront les autres seniors de plus de 65 ans (les plus âgés en premier) et les professionnels de santé dans leur ensemble qui bénéficieront du vaccin.

Ces derniers, même sans présenter de facteurs de comorbidités, se retrouvent en effet en première ligne puisqu'ils sont en contact direct avec les malades. Ils doivent donc être immunisés.

Ensuite, la vaccination s'étendra aux personnes âgées de 50 et plus ainsi qu'aux personnes susceptibles de présenter des complications et dont le pronostic vital pourrait être engagé en cas de contamination.

Puis, le gouvernement prêtera une attention particulière aux professionnels, dont l'occupation ne permet pas d'observer les gestes barrières à la lettre ou encore les personnes vivant dans des conditions non optimales (SDF, pensionnaires d'hôpitaux psychiatriques).

Et c'est seulement après que le reste de la population pourra se faire vacciner, si tant est que les doses de vaccins reçues soient suffisantes pour immuniser toutes les personnes âgées de plus de 18 ans.

Encore faudra-t-il convaincre les plus méfiants

Le gouvernement ne l'avait peut-être pas prévu, mais il se heurte aujourd'hui au scepticisme d'une partie importante de la population.

D'après un récent sondage, seuls 41 % des Français ont exprimé clairement leur volonté de se faire vacciner. Les autres semblent encore méfiants vis-à-vis de l'efficacité du fameux vaccin.

Pour l'heure, il n'est pas encore établi si les personnes bien portantes pourront se faire vacciner gratuitement ou si elles vont avoir besoin de faire jouer leur mutuelle santé.