Les autorités sanitaires ont observé une chute inquiétante du nombre de vaccinations dans l’Hexagone sur toute la période du confinement. De ce fait, la HAS (Haute Autorité de santé) conseille vivement aux Français de se faire vacciner d’urgence. Cet appel s’adresse en particulier aux familles avec des bébés et aux ménages comportant des sujets fragiles.

En raison des restrictions de déplacements et de la peur de la contamination, les Français ont été peu enclins à se rendre chez un professionnel de santé pendant le confinement. Par conséquent, le niveau de fréquentation des cabinets médicaux a fortement baissé durant cette période, même pour la vaccination.

En effet, la HAS a constaté une forte baisse en observant les vaccins remboursés délivrés en pharmacie. Il faut savoir que certains vaccins sont pris en charge par l'ce problème risque d'être favorable à la recrudescence de maladies qui sont sur le point d'être maîtrisées, à l'instar de la rougeole dans l'Hexagone. Selon les estimations de l'organisme, près de 4 000 nourrissons de 3 à 18 mois n'ont pas reçu leur injection durant le confinement.

Un retard préoccupant

Le retard de vaccination inquiète les autorités sanitaires, les professionnels de santé et les chercheurs spécialisés en infectiologie. En effet, ce problème risque d'être favorable à la recrudescence de maladies qui sont sur le point d'être maîtrisées, à l'instar de la rougeole. La situation pourrait même être propice à l'apparition d'une autre épidémie.


Comme l'a souligné, l'infectiologue Élisabeth Bouvet sur BFMTV :

Le déficit reste important pour la rougeole, avec le risque de revoir resurgir des épidémies et de perdre le regain de vaccination qu'on avait semble-t-il réussi à obtenir.

L'Epi-Phare a récemment dressé un rapport sur le sujet. Cet organisme réunit l'Assurance Maladie et l'Agence du médicament. Selon cette étude, 90 000 Français de tous âges n'ont pas reçu leurs vaccins anti-papillomavirus durant les deux mois de confinement.

Les vaccinations non réalisées durant cette période incluent aussi 123 000 patients concernés par le vaccin ROR (rougeole-oreillons-rubéole). Enfin, 450 000 personnes ont raté leurs vaccins antiténatiques dans l'Hexagone.

Un acte crucial pour la santé publique

Le 16 juin dernier, la HAS a incité la population à reprendre les vaccins de toute urgence. Les nourrissons et les personnes les plus fragiles sont les premiers concernés.

La vaccination est particulièrement importante pour la santé publique. Ainsi, la HAS a recommandé le maintien de tous les vaccins obligatoires pour les nourrissons durant le confinement. En revanche, les vaccins prescrits aux enfants de plus de 2 ans pouvaient attendre la levée du dispositif sanitaire pour être réalisés.

Ainsi, les Français ne disposent d'aucun argument valable pour rater le calendrier de vaccins obligatoires, que ce soit pour eux-mêmes ou pour leurs enfants. À noter que les médecins comme les pédiatres organisent les consultations de manière à respecter les gestes barrières et les mesures sanitaires de rigueur en cette période de pandémie. Les patients pourront donc se rendre au cabinet de ces professionnels de santé en toute sérénité.