Vagineering : la contraception bactérienne en cours de développement à Montpellier

Un moyen de contraception non hormonale

Avant eux, d’autres biologistes se sont également intéressés à ce projet révolutionnaire et ont été primés par le M.I.T. (Massachusetts Institute of Technology) en 2018 à Boston.

Ce qui change avec cette méthode de contraception, c’est qu’elle sera à base de bactéries, donc non hormonale.

Le Lactobacillus jensenii, une bactérie naturellement présente dans la flore vaginale, se trouve au cœur de l’étude.

L’idée est de le modifier génétiquement en y introduisant des gènes pouvant produire des molécules aptes à annihiler la progression des spermatozoïdes. Inhibés, ces derniers ne pourraient pas parvenir à l’ovule et la féconder.


Un phénomène réversible

Si cette contraception spermicide est aussi particulière, c’est parce que, contrairement aux contraceptifs hormonaux, elle ne présente pas d’effets secondaires indésirables.

En cas de désir de grossesse, les étudiants ont également prévu la possibilité de stopper à la demande cette contraception bactérienne. Ils comptent développer un procédé permettant d’inverser le phénomène.

Autrement dit, en étant désactivées, les bactéries retourneraient à leur état normal, celui d’avant l’insertion du gène codant.

D’après les explications de Léo Carillo, l'un des étudiants à l'origine du projet, actuellement en master de biologie cellulaire et moléculaire à la Sorbonne,

des mises au point sont toujours en cours afin que le moyen de contraception soit sûr et fiable sur le long terme.

Sur la page Ulule des jeunes scientifiques, il est aussi précisé qu’

avec cette méthode innovante, il sera envisageable d’identifier des anomalies relatives à la présence de maladies, telles que les mycoses ou l’endométriose, et de mieux appréhender la menace pour assurer le bon maintien de la flore vaginale.

Si ce moyen de contraception spermicide voyait le jour, il pourrait être pris en charge par la mutuelle étudiante.