Dans le domaine de la médecine, une découverte inédite vient d’être faite concernant la sclérose en plaques. Un groupe de scientifiques de l’Université de Stanford a trouvé que cette maladie serait provoquée en partie par le virus d’Epstein-Barr. Avant d’arriver à cette conclusion, les chercheurs ont examiné quelque 10 millions de personnes durant 20 ans.

Se manifestant différemment d'un malade à l'autre, la sclérose en plaques constitue une pathologie auto-immune du système nerveux central. Elle évolue « par poussées », mais peut engendrer des complications durables. Chez les jeunes adultes, des handicaps apparaissent fréquemment à cause de cette maladie. Cette dernière entraîne un dysfonctionnement du système immunitaire, Celui-ci affecte la gaine protectrice des fibres nerveuses, la myéline.

Une bonne nouvelle apporte de l'espoir pour les patients, Moderna a développé un vaccin contre le virus d'Epstein-Barr (EBV). Ce germe serait à l'origine de la sclérose en plaques, dans 95 % des cas, d'après une nouvelle découverte de l'Université de Stanford.


Plusieurs facteurs contribuent aussi au développement de la pathologie

Le laboratoire américain a indiqué le 5 janvier dernier avoir démarré des études cliniques sur des volontaires de son produit. Dans l'attente des résultats des expérimentations, l'on pourrait évoquer différentes hypothèses concernant son remboursement par l'assurance maladie. Parmi celles envisageables, cet organisme laisserait une partie de la prise en charge aux sociétés de mutuelle santé.

Selon l'étude américaine, un patient contaminé par l'EBV a 32 fois plus de risque de développer la sclérose en plaques. Après l'infection par d'autres virus, celui-ci demeurait inchangé. Néanmoins, les chercheurs ont déclaré que d'autres paramètres, dont génétiques, pourraient influer sur le fait d'attraper ou non la pathologie. De plus, toutes les personnes contaminées ne contractent pas la sclérose en plaques pour autant.

L'idée que l'EBV puisse favoriser le développement de cette maladie était examinée depuis de longues années. Cependant, elle s'avérait compliquée à démontrer, surtout en raison du caractère extrêmement commun du virus d'Epstein-Barr. De surcroît, les signes avant-coureurs de la sclérose en plaques n'émergent qu'approximativement dix ans après la contamination.

La découverte pourrait faciliter la recherche de traitement

Auteur principal de la recherche effectuée aux États-Unis, Alberto Ascherio soutient que leur étude constitue :

[…] La première […] fournissant une preuve convaincante de causalité.

Dans un communiqué, le professeur d'épidémiologie à Harvard poursuit :

C'est un pas important, car cela suggère que la plupart des cas de sclérose en plaques pourraient être empêchés en stoppant l'infection au virus d'Epstein-Barr.

Cibler l'EBV pourrait amener à la conception d'un médicament, a-t-il ajouté. Ainsi, cette approche pourrait aboutir au rétablissement d'approximativement 2,8 millions d'individus atteints de la maladie autour du globe.

Au moins 10 millions de jeunes adultes enrôlés dans l'armée outre-Atlantique ont été suivis depuis 2002 par les scientifiques. Il a été confirmé que, parmi ces sujets, 955 ont développé une sclérose en plaques pendant leur service.

95 % des patients adultes affectés par la sclérose en plaque sont contaminés par l'EVB. Celui-ci peut également entraîner d'autres pathologies. Parmi ces dernières, l'on peut citer par exemple la mononucléose.