Selon un baromètre récent consacré aux fraudes à l'assurance, près de 30 % des Français affirment être prêts à s’adonner à de telles pratiques. Les jeunes font notamment partie de ceux les plus enclins à tricher. En effet, près de 25 % d’entre eux ont abusé leur compagnie d’assurance. Détails !

En France, près de 10 % des clients (soit une personne sur dix) ont déjà trompé leur assureur au moins une fois. Ce chiffre est issu d’un sondage mené récemment par l’institut CSA, relayé par le quotidien Le Parisien. Il s’agit d’ailleurs du premier baromètre dédié aux fraudes à l’assurance dans l’Hexagone.

Selon cette étude, environ un Français sur trois (30 % précisément) se déclare prêt à frauder si l’occasion se présente et ce, malgré les risques de sanction dans le domaine.

Les 18 à 34 ans sont actuellement les plus favorables à ce type de fraudes. Ces données permettent en somme d’observer la relation entretenue par les consommateurs avec leurs compagnies d’assurance.


Des pratiques plus courantes chez les jeunes

Les fraudes à l’assurance peuvent être expliquées par différentes raisons. Le plus souvent, dans un cas sur deux, l’assuré ne veut pas subir un malus. 46 % des sondés évoquent également l’envie de bénéficier de meilleures indemnisations. Enfin, 39 % des fraudeurs veulent éviter de s’acquitter d’une franchise. Un Français sur trois la considère d’ailleurs comme trop chère.

Le baromètre a aussi permis de dégager une population particulièrement propice aux fraudes : les jeunes. Ces derniers font partie des plus grands fraudeurs en France. En effet, ils sont près de 25 % à avoir déjà procédé à de telles pratiques.

Selon Le Parisien, un quart des 18 à 34 ans admettent avoir déjà triché, tandis qu’un tiers des 25 à 34 ans en ont eu l’intention.

D’après les auteurs du sondage, les jeunes sont plus enclins à frauder, car ils sont conscients d’être désavantagés dans le secteur. Considérés comme étant des profils à risque, ils doivent notamment payer des primes plus chères auprès des assureurs automobiles.

En 2018, les fraudes dans le domaine ont été estimées à plus de 500 millions d'euros selon les informations transmises par l'Agence pour la lutte contre la fraude à l'assurance.


Des fraudes de nature variée

Dans l’ensemble, les tromperies peuvent concerner divers types de contrats et différents secteurs. Toutefois, elles portent le plus souvent sur l’assurance responsabilité civile, l’habitation et l’automobile, selon Le Parisien.

Comme l’expliquent les responsables du sondage dans les colonnes du quotidien :

« Notre baromètre étant basé sur du déclaratif, ces chiffres sont sans doute minorés. Mais, ils démontrent surtout que les assurés ne trouvent pas légitimes les niveaux élevés des primes d'assurance. Et ce, quel que soit le secteur. »

L'absence de déclaration de sinistre figure notamment parmi les pratiques les plus courantes en la matière. Elle se trouve ainsi en tête du classement des tricheries les plus répandues dans l’Hexagone.

Cette technique est suivie par les fraudes par opportunisme (19 % des cas). Elles consistent à profiter d'un sinistre réel pour déclarer d'autres dommages plus importants, mais fictifs cette fois-ci.

La troisième place est occupée par le fait d’avoir recours à l’assurance d’un tiers. Ainsi, 15 % des fraudeurs interrogés reconnaissent avoir déjà sollicité la responsabilité civile d’un de leurs proches.

Enfin, 14 % des sondés auteurs de fraudes avouent avoir déjà triché en faisant porter à un tiers la responsabilité d'un sinistre qu’ils ont provoqué.