D’après les données communiquées par l’INSEE, 12,4 millions de logements ont été ajoutés au parc immobilier français depuis 1982. Les chiffres témoignent de l’augmentation du nombre de constructions réalisées. Elles se multiplieraient même plus vite que la population. Les logements vacants et occasionnels connaissent également une croissance supérieure à l’ensemble du parc.

L'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) vient de dévoiler les chiffres concernant l'évolution du parc immobilier en France. Plusieurs faits peuvent être relevés des données communiquées, qui font état de la situation au 1er janvier 2020.

Elles dénotent la hausse du nombre de logements construits en France depuis 1982. L'INSEE recense 14,2 millions d'habitations supplémentaires, avec une croissance qui va plus vite que celle de la population.

L'étude démontre aussi une augmentation des logements vacants. À titre de rappel, ce type de bien doit être couvert par une assurance propriétaire non-occupant. Une fois qu'il est mis en location, il convient de souscrire à une assurance locataire.


Plus de logements collectifs que d'habitats individuels

Le nombre de logements vacants a augmenté plus vite que l'ensemble du parc depuis 2006. Et ce, même s'il est au ralenti à Paris. 60 % d'entre eux se trouvent dans des localités ayant moins de 100 000 habitants ou en dehors des unités urbaines.

Entre 1982 et 2020, leur proportion et celle des résidences secondaires ont connu une augmentation supérieure à la moyenne du parc. Chaque catégorie enregistre une hausse de 1,3 % et de 1,2 % par an.

En parallèle, le nombre de ménages qui louent leur logement principal a quelque peu diminué par rapport à 1982. Se situant autour de 40 %, il reste néanmoins stable depuis 1990.

Selon l'INSEE, 58 % des Français sont propriétaires de leur logement principal. Ce chiffre dénote une certaine stabilité depuis 2012, mais une croissance en continu depuis 1982. En effet, à cette période, ils représentaient 50 % des ménages. Cette évolution serait liée au vieillissement de la population. Il faut également y ajouter 2 % des ménages qui bénéficient d'un logement gratuit. Leur nombre diminue de façon continue depuis 1982.

Globalement, les résidences principales se développent plus lentement par rapport à l'ensemble du parc. Par ailleurs, l'étude souligne une forte concentration des habitations en zones urbaines, excepté à Paris. À cela s'ajoute une multiplication plus rapide des logements collectifs par rapport aux logements individuels.


82 logements sur 100 sont occupés à titre de résidence principale

En tout, l'INSEE recense 37 millions de logements en France (hors Mayotte) en 2020. Ils se départagent comme suit :

  •  30,23 millions constituent des résidences principales ;
  •  3,65 millions servent de résidences secondaires et occasionnelles ;
  •  3,12 millions sont inoccupés.

Ainsi, sur 100 logements :

  •  82 représentent une résidence principale ;
  •  10 sont utilisés à titre de résidences secondaires ou occasionnelles ;
  •  8 sont vacants.

Les bailleurs privés gèrent 23 % des résidences principales, alors que 17 % appartiennent à des bailleurs publics. La part de propriétés détenues par ces derniers reste toutefois stable en comparaison à la situation dans les années 1990. Et ce, après une croissance fulgurante pendant les années précédentes.

D'une manière générale, le nombre de logements a augmenté de 54 % dans l'Hexagone. Soit une croissance de 1 % par an depuis 1982. La population, quant à elle, n'a progressé que de 19 % entre 1982 et 2020.

La hausse est plus marquée dans les départements d'outre-mer, avec + 2,5 % par an en moyenne. En France métropolitaine, une croissance plus modérée a été constatée, de l'ordre de 1,1 % par an.