La visite est incontournable avant tout achat immobilier. Elle permet aux acheteurs potentiels de vérifier les différents équipements inclus dans le bien. Cette précaution est d’autant plus importante sur un bâtiment ancien. Durant cette étape, les consommateurs ont souvent tendance à négliger de contrôler la plomberie. Cette inadvertance risque pourtant de leur revenir cher avec le coût des réparations.

Les acheteurs d’un bien immobilier ont intérêt à vérifier son état dans les moindres détails avant de finaliser la transaction et de souscrire une assurance habitation. Ils éviteront ainsi les mauvaises surprises. Cette démarche permet d’identifier les éléments requérant d’éventuels travaux de réparation ou de rénovation. Cet argument peut d’ailleurs être décisif pour négocier le prix de sa future acquisition.

Selon les spécialistes, les clients doivent notamment être attentifs à la présence de fissures sur l’ensemble de la structure du bâtiment (murs, sols, plafonds, charpente, etc.). L’état du toit et de la plomberie doit également être examiné minutieusement au même titre que les installations électriques du logement considéré.

Des contrôles simples

Avant de finaliser l’achat, les futurs propriétaires doivent contrôler attentivement le système de plomberie du bien immobilier. Ils pourront ainsi éviter de nombreux problèmes comme l’humidité, les moisissures, les fuites de canalisation, les dégâts des eaux, etc. La vérification est très facile à réaliser. Comme le souligne le cofondateur de Liberkeys, Thomas Venturini :

Il n’y a pas besoin d’être un plombier certifié. Il suffit de bien regarder toutes les arrivées d’eau et de vérifier s’il y a des taches sur les murs et le plafond, des traces d’humidité.

Les acheteurs doivent également vérifier les gouttières extérieures du bâtiment. En effet, les infiltrations provoquent souvent l’apparition de moisissures autour de ces éléments. Il est également possible de détecter la présence de fuites en effectuant un relevé du compteur d’eau au début puis à la fin de la visite. Toute variation de la valeur indiquée est mauvais signe.


Enfin, les futurs acquéreurs peuvent demander au propriétaire et au syndic les antécédents de la plomberie (travaux, dégâts des eaux, etc.) ou l’âge de certains équipements comme la chaudière. La durée de vie de ces dispositifs varie entre dix et quinze ans.

Des éléments non négligeables

Pour des raisons de sécurité évidentes, les acheteurs potentiels d’un logement accordent une attention particulière aux installations électriques et au réseau intérieur de gaz. La plomberie, en revanche, est le plus souvent oubliée par les Français au cours de la visite.

Un sondage récent révèle que les futurs propriétaires vérifient en priorité trois éléments durant les visites, à savoir l’électricité, le chauffage et l’isolation. Ce constat provient d’une étude menée en mars dernier par l’agence digitale Liberkeys, spécialisée dans le domaine de l’immobilier.

Pour sa part, la plomberie se retrouve seulement à la quatrième place, suivie en cinquième position par la connectivité du bâtiment visité. Concrètement, seul un client sur deux vérifie l’état des canalisations et de la tuyauterie d’un bien immobilier avant de l’acheter.

Pourtant, cette négligence de l’acheteur peut lui coûter très cher par la suite. D’après une étude réalisée par Flatlooker en février dernier, les interventions sur le chauffage et la plomberie figurent parmi les travaux les plus fréquents en matière de gestion locative. Ils sont effectués en moyenne une fois par an. Ces réparations constituent 40 % du montant dédié aux incidents locatifs, soit environ 100 euros annuels.