Il n’est pas toujours évident de contracter une assurance habitation en étant locataire. Pourtant, cette protection se révèle cruciale lorsqu’un sinistre survient (dégâts des eaux, incendie…). En effet, le locataire est tenu de répondre des dégradations et des pertes occasionnées sur le logement et, en cas de défaut d’assurance, tous les frais de réparation seront à sa charge. Mais alors, pourquoi certains locataires rechignent-ils à y souscrire ? Le coût élevé des primes constitue la première raison évoquée.

Une offre 50 % moins chère

Accéder au logement dans la capitale relève toujours du parcours du combattant, même après la crise sanitaire où bon nombre de Parisiens ont décidé de fuir la ville pour s'installer à la campagne.

Cela vaut aussi bien pour les aspirants à la propriété que pour les candidats à la location. Il faut disposer d'un revenu conséquent pour prétendre à un logement décent à Paris. Et pour les locataires en particulier, le montant exorbitant des loyers les pousse à faire une croix sur l'assurance habitation.

Pour remédier à cette situation, Anne Hidalgo, la Maire de Paris, et son adjoint Ian Brossat, veulent mettre en place un dispositif d'aide similaire à celui en vigueur à Nantes. Un contrat d'assurance à bas prix sera ainsi proposé aux familles modestes pour leur permettre de bénéficier d'une protection et d'échapper aux tarifs dispendieux de certaines compagnies.


La simulation assurance habitation, un outil qui a toujours montré sa pertinence, ne sera donc pas d'une grande utilité pour cette fois.

À terme, 400 000 ménages devraient accéder à ce contrat d'assurance à bas coût. Il s'agit d'un contrat multirisque, c'est-à-dire un contrat qui couvre un bon nombre de sinistres.

Pour être éligible, la première condition à respecter est de présenter un revenu inférieur aux plafonds établis, à savoir :

  • 2 000 euros nets pour une personne seule ;
  • 3 300 euros pour un couple sans enfant ;
  • 4 300 euros pour un foyer comptant deux enfants à charge.

Concernant le montant de la prime d'assurance, celui-ci devrait être de 50 % moins cher par rapport au tarif moyen pratiqué sur le marché.

Inspiré du modèle nantais

Paris n'est pas la première ville à lancer cette assurance « bon marché ». Ian Brossat, qui soit dit en passant est en charge du Logement à la mairie de Paris, s'est inspiré d'un dispositif similaire mis en place à Nantes, avec l'objectif d'améliorer le pouvoir d'achat de la population locale.