Alors que l’épidémie du coronavirus fait rage en Chine, la France fait face à un autre type d’affection qui existe depuis des années et qui a haussé le ton dernièrement, l’arrêt maladie. Celui qui secoue le monde du travail en s’attaquant à davantage de travailleurs qui sont de plus en plus nombreux à succomber sous son joug.

Chaque année, près de 500 000 morsures de chiens sont déclarées en France et 60 000 cas ont abouti à des soins hospitaliers. C’est ce que révèle le Centre de documentation et d'information de l'assurance (CDIA). Bien qu’il ne soit question que d’une estimation, les chiffres montrent que les attaques de chiens sont loin d’être rares.

Or, ceux qui possèdent un chien pouvant être qualifié de dangereux (selon la loi) sont soumis à de nombreuses obligations. Par exemple, dans les lieux publics, un chien de garde doit être muselé et tenu en laisse. En revanche, la souscription d’une assurance chien ne constitue pas un devoir pour les propriétaires.

De lourdes pénalités pour les contrevenants

Les chiens de type molossoïde comme le Staffordshire Bull Terrier et le Rottweiler comptent actuellement parmi les chiens les plus convoités par les Français. Ces races sont considérées comme des chiens d’attaque ou de garde.


D’ailleurs, les propriétaires de ces derniers doivent souscrire une assurance au titre de la responsabilité civile. Le manquement à cette obligation est passible d’une amende de 450 euros.

Même avec une telle couverture, certaines personnes ne sont pas autorisées à détenir des chiens dangereux. Tel est le cas d’un individu ayant fait de la prison ou d’un majeur placé sous tutelle. Celui qui possède illégalement un chien de garde encourt une amende de 7 500 euros ainsi qu’une peine de prison de six mois.

Les chiens qui attaquent ou n’ayant pas fait l’objet d’une demande de permis peuvent être condamnés à mort

Le 16 novembre 2019, dans l'Aisne, le corps d’une femme enceinte de six mois a été découvert dans le bois de Retz. L’autopsie indique qu’elle a succombé aux blessures provoquées par des morsures de chiens, y compris à la tête.

Le 15 février dernier, pas moins de sept personnes qui se promenaient aux alentours de Vierzon ont été agressées par deux chiens errants. Quelques jours plus tard (le 22 février), dans l’Oise, un doberman s’en est pris à sa propriétaire senior. Le pronostic vital a été engagé pour cette dernière.

Les propriétaires de ces chiens responsables d’attaques ont-ils commis une imprudence ou une maladresse ? La loi veut que les futurs maîtres de chiens de défense assistent à une formation préalable.

Elle est censée leur permettre de comprendre la manière dont leur animal se comporte, ce qui réduira les risques d’accident. La formation est sanctionnée par un permis. L’absence de ce document autorise le maire à faire euthanasier l’animal.