La rénovation énergétique des logements se heurte fréquemment à la question financière. Pour les bailleurs sociaux, qui ont quelque 1,2 million d'habitations à mettre en conformité avec les exigences de la nouvelle loi Climat, un budget compris entre 40 et 80 milliards d’euros serait nécessaire. Ils en appellent ainsi au soutien de l’État en complément de crédits.

40 à 80 milliards pour rénover 1,2 million de logements sociaux d'ici 2034

L'Exécutif durcit le ton concernant la performance énergétique des logements. La loi Climat stipule ainsi que

Les habitations les plus énergivores, qui portant une étiquette G sur le diagnostic de performance énergétique (DPE), seront interdites de location dès 2025.

Celles classées F et E ne pourront plus être louées, respectivement à partir de 2028 et 2034.

Comme les particuliers, les bailleurs sociaux doivent effectuer les travaux requis sur leur parc pour être aux normes. Jusqu'ils, ils peuvent recourir aux prêts bonifiés auprès de la Caisse des Dépôts. Mais ils dénoncent

L'insuffisance de la dette pour couvrir la dépense engendrée par la rénovation de 1,2 million de logements HLM en 12 ans, estimée entre 40 et 80 milliards d'euros.

Appel à la mise en place de subventions publiques pour financer les travaux

Et contrairement aux bailleurs « classiques », impossible de répercuter le coût sur les loyers. Car l'accès à ces habitations est réservé aux ménages modestes, dont les revenus ne dépassent pas un certain plafond. Ces derniers ont d'autres charges à supporter comme la couverture des risques locatifs obligatoire. Il existe heureusement les outils de comparaison et de simulation en ligne pour trouver une assurance habitation pas cher.

La Fédération des offices publics de l'habitat réclame ainsi des subventions publiques, par exemple sous la forme d'un dispositif inspiré de MaPrimeRénov'.

Emmanuelle Cosse, la présidente du mouvement HLM, parle d'un

Impératif dicté par l'urgence de la lutte contre le réchauffement climatique.

Les acteurs du logement social avancent la somme de 2 milliards d'euros annuels pour achever les chantiers dans les délais.