Du fait des dégâts provoqués par les récentes pluies torrentielles, d’innombrables sapeurs-pompiers se sont mobilisés dans huit départements pour réaliser 1 773 interventions. Les forces de l’ordre ont également été dépêchées dans les rues pour prêter main-forte, comme l’indique Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur. Ce dernier souhaite l’accélération des procédures permettant de constater l’état de catastrophe naturelle.

En 2018, les inondations provoquées par les fortes pluies ont causé la mort de 14 individus dans l’Aude, mais pas seulement. Les sinistres y afférents ont totalisé plus de 200 millions d’euros. L’épisode météorologique qui est survenu récemment pourrait engendrer des dégâts comparables.

Entre 300 et 400 ménages ont été privés d’électricité dans le Gard et dans l’Hérault le jeudi 24 octobre dernier. Par ailleurs, trois personnes ont perdu la vie dans la partie méridionale de l’Hexagone, d’après le ministère de l’Intérieur. Leur décès est-il lié aux violentes intempéries ? Des enquêtes ont été ouvertes à ce sujet.

Les circonstances des décès liés aux intempéries seront approfondies

Trois décès ont été signalés en Occitanie. Parmi les personnes concernées compte une septuagénaire vivant dans l’Hérault. La femme a été emportée par le torrent après être sortie en panique de son domicile.

Dans les Pyrénées-Orientales, un SDF de 60 ans qui a fait une chute et été retrouvé dans un fossé partiellement rempli d’eau figure aussi dans la liste des victimes. Il en est de même pour un ancien maire qui semble avoir fait une attaque dans son véhicule émergé. Ce dernier incident s’est déroulé dans le Gard.


À l’exception de la mort signalée dans l’Hérault, les autorités locales ne sont pas convaincues que les décès ont été entraînés par les orages. Si ces sinistres font actuellement l’objet d’une enquête, le chef du bureau de la communication de la sécurité civile, Michael Bernier, considère les intempéries comme le facteur de décès. Le contraire reste à démontrer.

Des centaines de communes impactées

186 communes ont été reconnues comme étant en situation de catastrophe naturelle, à en croire l’arrêté divulgué au Journal officiel le jeudi 31 octobre dernier. Les victimes de sinistres ont la possibilité de faire jouer la garantie inscrite dans le contrat d’assurance habitation.

Cela l’est d’autant plus pour les habitants de la Haute-Corse, qui est passée en vigilance orange à cause des inondations et des orages.

Concernant particulièrement les communes ravagées, 97 d’entre elles sont situées dans l’Hérault, contre 5 dans les Pyrénées-Orientales. D’autres circonscriptions comme le Var et les Bouches-du-Rhône sont aussi concernées.

Quelle que soit l’étendue des dégâts, ils doivent être déclarés au plus tard trois jours après la survenue de la catastrophe naturelle
. Il faut cependant savoir que l’assureur ne procède pas au remboursement si l’assuré s’est déjà servi de sa garantie au cours de la dernière décennie.